La société du jour: Ultimate frisbee rouen (ufr)

Découvrez une entreprise par jour et quelques astuces au travers de nos différents articles

Ultimate frisbee rouen (ufr)

La société Ultimate frisbee rouen (ufr) a été créée le 6/10/2009, soit 13 années d'activités. Le siège de la société est basé à ROUEN 76000. Elle possède un seul établissement. Son dernier bilan date du 31/8/2018. Ultimate frisbee rouen (ufr) a choisi le statut juridique Association déclarée. Elle opère sous le code NAF 94.99Z et évolue dans le secteur .

94.99Z -

Le code APE - NAF 9499Z est unique et implique des droits et obligations spécifiques. A ce jour, 493947 sociétés sont immatriculées sous ce code qui concerne essentiellement des employés d'association.

Nous avons épluché l'ensemble des textes de loi pour que vous sachiez tout sur le code APE - NAF 9499Z : obligations, organismes de formations, conventions collectives applicables et assurances obligatoires.

La définition précise de l'activité du code APE ou NAF 9499Z est : "Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire".Lors de la création d'une société, le centre des formalités des entreprises recueille des informations sur votre société, qui seront transmises à l'INSEE. C'est cet organe de classification qui vous attribuera un des 732 codes présents dans les branches professionnelles en France. Même s'il n'y a pas de liste de métiers définie pour l'activité Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire, les salariés de cette branche sont essentiellement des employés d'association.

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La convention collective nationale (CCN) applicable est choisie par l'employeur en fonction de l'activité principale de l'entreprise. Un même code NAF peut regrouper plusieurs conventions, donc cet identifiant n'est pas toujours suffisant pour déterminer la convention collective applicable.

Aucune convention collective particulière n’est attribuée au code NAF 9499Z.

Ce sont les conventions collectives et les accords branche qui vont déterminer les principaux droits et devoirs du salarié : grille de salaire, préavis en cas de démission, congés payés, période d'essai, horaire de travail, couverture et prix de la mutuelle entreprise.

Le code APE n'est pas vraiment utile pour un chef d'entreprise car il n'a pas de valeur juridique et sert surtout pour les statistiques de l'INSEE. Cependant, il peut être utile pour savoir vers quelle convention collective se tourner. Par ailleurs, dans le cas d'appels d'offres par exemple, les prestataires sont parfois écartés si leur code APE ne correspond pas à celui exigé par le client final.

Si vous exercez plusieurs activités, le code NAF doit être celui de l'activité principale. Si le code NAF qui vous a été attribuée par l'INSEE n'est pas correct, vous pouvez envoyer un courrier de réclamation en y joignant ce formulaire de modification de code NAF 9499Z. Si votre activité a changé, vous pouvez contacter votre CFE.

Si vous êtes une société en création et que vous ne savez pas quel code NAF vous sera attribuée ou si vous n'êtes pas certain d'être bien enregistré; nous vous recommandons d'identifier une société qui a une activité similaire et regarder sous quel code NAF elle est enregistrée.

L'INSEE vous délivrera votre code d’activité en fonction de l'activité principale de votre entreprise. Vous retrouverez ensuite ce numéro sur :

Si vous démarrez l'activité de "Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire", vous devez choisir la forme juridique de votre société parmi de nombreuses possibilités.

Vous devrez également définir un objet social et faire les démarches auprès de votre CFE pour obtenir un numéro de SIREN.

L'activité 9499Z est une activité commerciale ou artisanale, par conséquent le régime est celui des bénéfices industriels et commerciaux (BIC) et non la catégorie des bénéfices non commerciaux (BNC), avec les conséquences suivantes :

Les centres de formalités des entreprises (CFE) sont des guichets uniques permettant aux entreprises de souscrire en un même lieu à l'ensemble des formalités nécessaires au démarrage de leur activité.

L'entreprise sera rattachée à l'activité artisanale si l'entreprise compte moins de 10 salariés et commerciale si l'entreprise compte 10 salariés et plus. Par ailleurs, les artisans-commerçants et les artisans qui créent une société commerciale doivent être inscrits simultanément au Registre du commerce et des sociétés et au Répertoire des métiers. 

Les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) ont été remplacés par les opérateurs de compétences (OPCO) le 1er avril 2019. Les OPCO sont donc désormais les organismes chargés de collecter les fonds de la formation continue professionnelle et de financer la formation des salariés.

Il n’y a pas d’institut de formation pour le code NAF 9499Z.

En tant que micro-entrepreneur de l’activité “Autres organisations fonctionnant par adhésion volontaire”, les mêmes règles s’appliquent pour vous que les autres types de société. Vous avez obligatoirement un code NAF qui vous a été attribué en même temps que votre SIREN et vous avez la possibilité de le changer si il ne correspond plus à votre activité.

En revanche, la convention collective ne s’applique pas pour vous puisque vous êtes travailleur non salarié.

Les établissements de Ultimate frisbee rouen (ufr)

L'établissement principal est domicilié au 5 rue du moulinet, Rouen 76000. La société possède aucun autre établissement. 0 établissement(s) ont été fermé depuis la création de la société.

Les concurrents

À Rouen 76000, il y a 1929 autres entreprises qui ont la même activité.

Qu'est ce qu'il y a savoir sur Rouen ?

Rouen [ʁuɑ̃, ʁwɑ̃] est une commune du Nord-Ouest de la France traversée par la Seine. Préfecture du département de la Seine-Maritime, elle est le chef-lieu de la Normandie. Comptant 112 321 habitants intra-muros, la ville est la trente-sixième commune la plus peuplée de France et la deuxième de Normandie après Le Havre. Elle n'en demeure pas moins la capitale administrative (préfecture) de la région Normandie tandis que la capitale politique est Caen (siège du conseil régional) ; la Normandie se distingue donc par une gouvernance bilocalisée. Au 1er janvier 2018, son agglomération compte 498 822 habitants. Elle est la commune la plus densément peuplée du Grand-Ouest français avec 5 254 hab./km2. Avec 658 285 habitants au 1er janvier 2012, son aire urbaine est la première de la région normande, la douzième de France et la deuxième du Bassin parisien après celle de Paris. Sa zone d'emploi, première du territoire régional, comprend 829 210 habitants. Par conséquent, la ville est un pôle économique national important. Rouen est le siège d'une intercommunalité, la Métropole Rouen Normandie, qui est, avec 492 681 habitants en 2018, la sixième métropole de France et la deuxième du Grand Ouest français, après Nantes Métropole. Elle accueille aussi le Pôle métropolitain Rouen Seine-Eure. L'histoire très riche de cette cité normande, qui se confond avec celle de la France, témoigne de sa dimension politique et économique. Entre 911 et 1204, elle fut la capitale du duché de Normandie. Terre de pouvoirs, elle accueillit l'Échiquier puis le Parlement de Normandie. À partir du XIIIe siècle, la ville connaît un essor économique remarquable, notamment grâce au développement des manufactures de textile et au commerce fluvial. Revendiquée aussi bien par les Français que par les Anglais durant la guerre de Cent Ans, c'est sur son sol que Jeanne d'Arc a été incarcérée, jugée puis brûlée vive le 30 mai 1431. Très endommagée par la vague de bombardements de 1944, elle a retrouvé un dynamisme économique au cours de l'après-guerre grâce à ses sites industriels et au grand port maritime, qui est de nos jours le cinquième port français. Dotée d'un prestige hérité principalement de l'ère médiévale et d'un patrimoine composé de nombreux monuments historiques dont des maisons à colombages, Rouen est une capitale culturelle reconnue dont certains musées jouissent d'une renommée certaine. Le grand nombre d'édifices religieux s'y trouvant lui vaut le surnom de « Ville aux cent clochers ». La cathédrale Notre-Dame, bien connue par-delà la région, est l'une des plus hautes du monde. Labellisée ville d'art et d'histoire en 2002, elle est candidate au titre de capitale européenne de la culture pour 2028. Siège d'un archidiocèse et de la primatie de Normandie, elle accueille aussi une cour d'appel et une université. Tous les quatre à six ans, Rouen devient la capitale occasionnelle du monde maritime grâce à l'« Armada ». Au sortir de la Seconde Guerre mondiale, Rouen fait partie des 21 villes décorées de la Légion d'honneur et de la Croix de guerre 1939-1945.

Géographie

Rouen se trouve à 136 kilomètres au nord-ouest de Paris, capitale de la France. À l'origine, la ville se situait sur la rive droite de la Seine. Aujourd'hui, elle inclut la rive gauche (quartier Saint-Sever en particulier, au sud du fleuve) et l'île Lacroix. Le Nord de la ville (« Hauts de Rouen »), très vallonné, est dominé par un plateau sur lequel se trouve une partie des villes de la Métropole. La Seine couvre 179 hectares de la superficie de la ville. On compte 306 hectares d'espaces verts, 210 kilomètres de voies dont 16 kilomètres de pistes cyclables et 8 kilomètres de rues piétonnes, dont la rue du Gros-Horloge, qui fut en France la première rendue aux piétons, en 1971. Le port de Rouen a été l'un des plus importants ports français d'importation d'agrumes et de fruits tropicaux. Dans la deuxième moitié du XIXe siècle, à la suite de la destruction de la quasi-totalité des vignobles français par le phylloxéra, l'activité portuaire a fortement augmenté avec l'importation de la production vinicole de l'Algérie. La transformation du port en a fait le premier port européen exportateur de céréales ; c'est aussi le premier port céréalier français. Un « terminal pour conteneurs et marchandises diverses » a trouvé place dans l'activité portuaire vers 1990. De grands armateurs ont marqué l'histoire portuaire, dont des rues et avenues portent les noms. Il en est de même pour les anciennes activités maritimes avec l'Afrique du Nord. Jusqu'au début des années 1960, le port étendait son emprise au cœur même de la ville et les navires de commerce accostaient jusqu'au pont Jeanne-d'Arc, presque en face de l'ancienne gare routière (rue Saint-Éloi). L'abbatiale Saint-Ouen, contiguë à l'hôtel de ville, est l'aboutissement de la Route des Abbayes de la vallée de la Seine, sur laquelle se trouvent les abbayes de Saint-Wandrille, de Jumièges et de Saint-Georges de Boscherville. Rouen et ses douze communes limitrophes sont constitutives de la Métropole Rouen Normandie ; parmi elles, les six situées au nord sont Mont-Saint-Aignan, Déville-lès-Rouen, Bois-Guillaume, Bihorel, Saint-Martin-du-Vivier et Darnétal ; une autre, Canteleu, se trouve à l'ouest tandis que Saint-Léger-du-Bourg-Denis se trouve à l'est ; enfin, les quatre dernières communes — Le Grand-Quevilly, Le Petit-Quevilly, Sotteville-lès-Rouen et Bonsecours — se trouvent au sud de Rouen. Les paléontologues Alexandre Brongniart et Georges Cuvier sont les premiers à étudier les « « terrains de craie » de la côte Sainte-Catherine », fixant ainsi la référence internationale de ce type de craie cénomanienne. Alcide Dessalines d'Orbigny mentionne la « faune de la craie de Rouen » dans sa « Paléontologie Française » entamée en 1840. Rouen est traversée par la Seine, fleuve qui s'y écoule sous la forme d'une légère courbe. Constituent ses affluents les rivières Aubette, Robec et Cailly. Le climat est de type océanique, avec des pluies réparties sur l'année (133,6 jours >1 mm par an en moyenne au Boos-METAR) le climat de Rouen est assez similaire à celui de Seattle. Les hivers sont doux et neigeux avec des températures relatives entre −5 °C et 0 °C. Et les étés sont chauds et humides avec des moyennes intensives entre 22 °C et 29 °C avec l'influence maritime de la Manche distante d'une soixantaine de kilomètres. Le flux directeur principal à Rouen est de secteur sud-ouest à ouest, avec de fréquents coups de vent, voire tempêtes en hiver (en moyenne 2,8 jours > 28 m/s, soit 100,8 km/h par an à Boos-METAR).

Urbanisme

Rouen est une commune urbaine car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,. Elle appartient à l'unité urbaine de Rouen, une agglomération inter-départementale regroupant 50 communes et 467 575 habitants en 2017, dont elle est ville-centre,. Par ailleurs, la commune fait partie de l'aire d'attraction de Rouen, dont elle est la commune-centre. Cette aire, qui regroupe 317 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d'occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (89,4 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (86,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (56,9 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (29,3 %), eaux continentales (7,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,2 %), forêts (2,4 %), prairies (0,6 %). L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). Rouen, à l'image de Paris, est traversée par la Seine en son milieu ; la ville est par conséquent divisée en deux rives : la rive droite, sur laquelle se trouve le centre historique de Rouen ; la rive gauche, sur laquelle se trouve le quartier Saint-Sever.Les deux rives sont reliées par six ponts routiers et un pont ferroviaire. Il existe également une vaste île, l'île Lacroix, qui sépare la Seine en deux bras. Rouen compte 70 985 logements pour une population de 110 169 habitants selon les chiffres officiels de l'INSEE en 2015. La proportion de résidences principales (86,3 %) est largement supérieure à celle des résidences secondaires (1,8 %) mais la part de logements vacants s'avère assez importante (11,9 %). Le nombre de logements n'a cessé de progresser en dix ans, passant de 61 702 en 1999 à 67 558 en 2009. En 2009, 56 413 logements sur un total de 67 558 étaient des appartements, soit 83,5 % desdits logements. Le centre-ville, où se concentre le patrimoine historique, est essentiellement composé de logements de ce type. Les 10 687 maisons recensées cette année-là ne constituent que 15,8 % des habitations. La part d'habitants propriétaires de leur domicile est faible (28,4 %) et même très inférieure à la moyenne nationale (58 %). En outre, 19,9 % des résidences sont des HLM. Le confort des résidences principales est variable : en 2009, 15 756 logements sur 60 271 (26,1 %) sont pourvus de deux pièces tandis que 15 336 autres logements (25,5 %) comptent trois pièces. Enfin, 10 575 logements (17,5 %) sont équipés de quatre pièces alors que 9 888 autres (14,4 %) n'en ont qu'une. Ces derniers logements sont généralement occupés par des personnes aux revenus modestes ou des étudiants. S'agissant des résidences principales comptant cinq pièces ou plus, elles sont minoritaires sur l'ensemble de la commune (8 686, soit 14,4 %). Dès la fin du XIXe siècle, la problématique du logement est apparue comme un véritable enjeu social et politique : le souci d'une salubrité garantie aux petits employés ainsi qu'aux ouvriers poussa plusieurs patrons à acquérir un terrain pour y bâtir un parc de « petits logements » regroupés dans un grand immeuble situé au croisement des actuelles rues Alsace-Lorraine et Victor-Hugo. Ces habitations bon marché, gérés par la « Société anonyme immobilière des Petits Logements », n'étaient pas négligeables pour l'époque puisque les occupants jouissaient d'un accès à l'eau courante, d'une cave et d'un grenier tout en bénéficiant d'un vide-ordures. Après la Seconde Guerre mondiale, il a fallu reconstruire une ville dévastée par de nombreux bombardements. C'est au cours de cette période que 2,9 % des logements actuels ont été construits. Malgré les dommages et les destructions causés par ce conflit, une partie du patrimoine architectural de la ville a été préservée. La reconstruction rendue nécessaire par les besoins de la population locale a laissé place à de nouveaux édifices capables d'accueillir plusieurs logements contemporains. D'importants projets de réaménagements urbains sont programmés ou en cours de réalisation dans la ville, afin de se réapproprier des territoires oubliés (friches industrielles et portuaires). C'est le cas notamment dans l'ancienne emprise portuaire de la rive droite, avec le projet Luciline - Rives de Seine destiné à accueillir 1 000 logements neufs, ainsi que des activités tertiaires d'ici 2020. Il en va de même pour la friche portuaire de la rive gauche, avec l'écoquartier Flaubert, qui devrait accueillir quant à lui 10 000 habitants (une partie sur la commune de Rouen, l'autre sur la commune du Petit-Quevilly), d'ici 2024. Un autre îlot urbain a été reconverti à partir de 2015, principalement autour de la rue de Constantine en remplacement d'anciens entrepôts.

Voies de communication et transports

Rouen ne dispose pas de boulevard périphérique, les principales routes menant directement aux abords du centre-ville, près de la Seine. Cette particularité amène à une circulation souvent difficile sur les routes de l'agglomération. Un contournement Est est projeté depuis de nombreuses années pour remédier à cette situation, ainsi que pour améliorer le cadre de vie des habitants. Cependant, la date de réalisation de ce contournement n'est pas précisée, les procédures administratives préalables engagées n'étant pas encore (2016) achevées. Rocade Sud III (RN338) : voie rapide entre l'A13 et le pont Gustave-Flaubert. Rocade Sud (ouverte en 2008) : voie rapide entre la Sud III et la RD 18E. Pont Gustave-Flaubert : liaison entre l'A150 et la Sud III (raccordements définitifs construits ultérieurement). L'A150 : reliant Barentin au pont Gustave-Flaubert. La RN28 : rocade Est reliant l'A28 vers Abbeville au boulevard de l'Europe par le pont Mathilde et le tunnel de la Grand'Mare. Rocade Nord : projet reliant la RN 28 au nord du tunnel de la Grand'Mare à La Vaupalière (autoroute A150 vers Barentin) ; un viaduc est nécessaire pour traverser la vallée du Cailly. Rocade Ouest (entre l’A151 de Dieppe et l’A28 vers Le Mans et Tours) : en projet mais nécessite la construction d'un ouvrage majeur, un pont à haubans proche de Duclair. Contournement Est : en projet de liaison Est entre l'A28 au nord et l'A154 au Sud (section Val de Reuil à Évreux) ; avec un possible barreau (dénommé A134) qui relierait la future liaison Est (A133) à la rocade Sud III en direction du Port de Rouen (contraintes Natura 2000) ; ouverture prévisible en 2027 maximum selon les scénarios de financement retenus et le nombre de recours faisant suite à la DUP publiée en novembre 2017. Création d'une zone à faibles émissions mobilité (ZFE) en 2021 Le réseau cyclable voit le jour à Rouen en 2007. Des aménagements cyclables sont apportés, notamment avec la piste cyclable du pont Boieldieu qui permet de traverser la Seine sans être mêlé au reste du trafic. Les cyclistes ont l'interdiction d'emprunter certaines voies du TEOR. Le Cy'clic est un système de vélopartage ouvert de 5 h à 1 h, installé en décembre 2007 par la mairie en partenariat avec la société JCDecaux et qui facilite les déplacements en centre-ville. En 2013, 251 vélos sont accessibles dans les 21 stations en ville. Rouen est également une étape du projet de la véloroute du Val de Seine en cours d'aménagement. Des pistes cyclables supplémentaires (provisoires ?) ont été créées à l'occasion du confinement du printemps 2020. Rouen est à la convergence d'axes autoroutiers, dont l'autoroute A13 Paris-Caen, l'autoroute A28 Abbeville-Tours (section de l'Axe Nord-Sud Atlantique européen) et l'autoroute A150 Rouen-Yvetot (barreau de raccordement à l'A29 entre Barentin et Yvetot). Ville traversée par un fleuve navigable en tous temps, Rouen est un lieu d'escale pour les mariniers. Le port de plaisance, ouvert depuis le 15 juillet 2008, compte 150 anneaux sur des pontons totalement équipés. La ville connaît une explosion du trafic de croisières fluviales avec près d'une vingtaine d'escales par semaine en haute saison. Rouen est desservie par l’aéroport Rouen Vallée de Seine situé à Boos, 9 km à l'est de la ville. Depuis l'été 2017, il est relié à Bastia en ligne saisonnière. La liaison vers Lyon Saint-Exupéry de façon quotidienne avec HOP !) a été arrêtée en juin 2019. D'autres lignes régulières et des destinations touristiques devraient prochainement desservir la métropole rouennaise dans le cadre d'un projet de développement. Avant la Seconde Guerre mondiale, Rouen comptait quatre gares : celles de Rouen-Rive-Droite, de Rouen-Orléans, Rouen-Martainville et Saint-Sever. La ville n'étant plus desservie que par la première, il a été question de réaménager la gare en rive gauche pour alléger celle de la rive droite, laquelle a atteint ses limites d'agrandissements ; la mise en service d'une telle gare nouvelle n'est toutefois pas prévue avant 2030, au mieux. La gare principale qu'est la gare de Rouen-Rive-Droite est fréquentée par 4 millions de voyageurs en 2020 (près de sept millions en 2015). Elle est reliée au réseau TGV et Intercités Normandie, ainsi qu'aux réseaux TER Normandie et TER Hauts-de-France ; l'accès au « métro » dépend de la station Gare-Rue Verte. Jusqu'au mois de juin 2017, la gare a fait l'objet d'importants travaux de modernisation impliquant aussi bien l'accessibilité que les commerces proposant des services aux usagers. Rouen pâtit d'une part de l'engorgement quasi-permanent du réseau Île-de-France (sillon) à partir de Mantes-la-Jolie. Si la liaison avec Paris prend en théorie une heure, la vétusté du réseau allonge d'autre part le parcours en moyenne de trente minutes. Ce temps de trajet étonne au regard de la proximité géographique des deux villes, alors que certaines villes comme Reims, bien que plus éloignées de la capitale, s'en trouvent parfois à moins de quarante-cinq minutes par le train. Consciente de cette anomalie, la SNCF s'est engagée à moderniser ses infrastructures. Rouen est raccordée quotidiennement à Amiens par cinq allers-retours en moyenne, à la métropole lilloise par trois allers-retours ainsi que par un aller-retour en TGV pour Lyon et Marseille. De nouvelles rames Regio 2N remplaçant l'ensemble des trains dits « corail » sont déployées entre fin 2019 et 2022 (40 unités) sur la Normandie qui gère dorénavant la totalité de ses lignes ferroviaires. D'autres rames neuves complèteront cette série initiale de 2022 à 2025. L'autorité organisatrice de la mobilité, chargée de son développement et de son financement à Rouen et dans son agglomération, est la Métropole Rouen Normandie. Le réseau Astuce comprend : deux lignes de tramway sur un axe nord-sud de la Métropole comprenant 27 rames en circulation ; quatre lignes TEOR avec des bus à haut niveau de service sur un axe est-ouest et nord-sud dans l'agglomération avec 79 véhicules articulés ; trente-quatre lignes régulières de bus et quatre lignes de taxis avec 219 bus (161 véhicules standards et 58 véhicules articulés) ; quarante-deux lignes de transports scolaires, accessibles aux non-scolaires.Ces lignes sont exploitées par le groupe Transdev (TCAR), les transports de l'agglomération d'Elbeuf (TAE), Keolis Normandie Seine et la société sottevillaise VTNI. Dix-sept parcs relais, pour un total de 1 500 places, sont accessibles, soit gratuitement, soit sur présentation d'un titre de transport validé. Le tramway assure la liaison entre les deux rives de la Seine depuis 1994. Il dessert quatre communes de la Métropole : Saint-Étienne-du-Rouvray, Sotteville-lès-Rouen, Le Petit-Quevilly et Le Grand-Quevilly. Une importante rénovation du réseau a été effectuée en 2012 en vue du remplacement des vingt-huit rames Alstom TFS par vingt-sept rames Alstom Citadis 402 de plus grande capacité de juin 2012 à mars 2013. Les stations Saint-Sever et Théâtre des Arts ont été modernisées en 2014 et 2016-2017. Les cinq stations souterraines du réseau sont relookées en 2018 pendant l'été principalement (revêtements muraux intérieur / extérieur, éclairage LED, etc.). Le transport est-ouest rouennais (TEOR), en service depuis 2001, assure la liaison entre l'est et l'ouest de la Métropole, en traversant le centre-ville sur un tracé en site propre. Les trois lignes de 39 km sont en correspondance avec le métro à la station Théâtre des Arts. TEOR dessert environ 175 000 habitants de huit communes de la Métropole : Rouen, Déville-lès-Rouen, Bihorel, Mont-Saint-Aignan, Darnétal, Canteleu, Notre-Dame-de-Bondeville et Maromme. Une quatrième ligne (TEOR) Nord - Sud (Boulingrin - Parc Expo / Zénith) est ouverte au mois de juin 2019 pour l'Armada et prolongée en 2022 jusqu'au CHU de Rouen. Toutes les lignes du Réseau Astuce ne sont pas exploitées seulement par la TCAR. La TAE a la charge des lignes régulières A, B, C, D1, D2, E, F et 32 ainsi que des lignes scolaires 100 à 107 et la 311. D'autres lignes sont sous-traitées à la VTNI, notamment les lignes régulières 9, 26, 27, 29, 30, 33, 42, 43 et 88. La VTNI exploite aussi les lignes scolaires 300 à 364. Les lignes scolaires de 201 à 229 sont assurées par les Cars Hangard dans les secteurs de Duclair, Jumièges et Le Trait. En ce qui concerne le réseau Filo'R, il est entièrement à la charge de Keolis jusqu'en septembre 2019 et détient aussi les lignes régulières 34, 38 et 39 assurées en minibus. Le réseau Astuce compte quatre lignes taxi : t35, t53, t54 et le t57, des lignes où circulent des véhicules de la société des Taxis jaunes. Des pôles ont été mis en place afin de garantir un service en continu lors des changements de conducteur à l'Hôtel de Ville de Sotteville-lès-Rouen, à Champlain, au Théâtre des Arts, à l'Hôtel de Ville de Rouen, au Mont-Riboudet et au Boulingrin.

Toponymie

Le nom de la localité est attesté sous les formes Ratumacos (monnayage des Véliocasses) ; Ρατό-μαγοϛ au IIe siècle (Ratomagos, Ptolémée) ; Ratomago au IVe siècle (Itinéraire d'Antonin) ; Ratumagus au IVe siècle (table de Peutinger) ; Rotomagus / Rothomagi au IVe siècle (Ammien Marcellin) ; Rotomago en 400 (Notitia dignitatum) ; Rodomo en 779 (Diplomata… Karolinorum) ; Rothomago en 853-854 (Actes de Charles le Chauve, II, 386) ; Rothomago en 991 (Jean Adigard des Gautries, 1959, p. 153) ; Rothomago / Rotomago en 1013 (Adigard des Gautries, 1959, p. 153) ; Rothome / Rotome en 1014 (Adigard des Gautries, 1959, p. 153) ; Roem vers 1160 (Wace, Rou, I, 58) ; Roem en 1280 ; Roan en 1347 (Arch. S.-M., Lettres de Jean, duc de Normandie); Roüan encore sous l'Ancien Régime, François de Beaurepaire note une alternance des formes en Rato- et en Roto-. L'élément Roto- se retrouverait en Normandie dans Le Vaudreuil (Eure, jadis Rotoialum, Rothoialensis villa 584 ; avec gaulois *ialon « lieu défriché, clairière » cf. gallois tir ial). Quant à Rato-, on l'observe dans Reviers (Calvados, Radaverum 1077, avec gaulois var- / ver- « eau, rivière »). Xavier Delamarre considère implicitement Rato- dans ce cas, comme une variante de Roto-, tout en ajoutant à propos du Ratumacos inscrit sur les pièces de monnaie des Véliocasses : « Mais il s'agit peut-être d'un autre mot ». Le sens de *roto- est restitué d'après le vieil irlandais roth « course » et le gallois rhod « course, roue, objet rond » (cf. latin rota « roue », allemand Rad « roue »), issus de l'indo-européen *ret(h) « courir, aller en char », d'où la signification déduite en gaulois de « roue » ou « course de char ». L'interprétation du second élément est plus assurée : il est issu du gaulois *magos « champ », puis « marché » cf. vieil irlandais mag « plaine, champ », vieux breton ma « lieu, endroit ». Le sens général de *Rotomagos serait donc celui de « marché de la roue » ou plutôt de « champ de courses » au regard de la passion qu'éprouvaient les Celtes pour les courses de chars. L'historien Patrice Lajoye, rappelant que les formes les plus anciennes du nom sont en rato-, penche davantage pour une étymologie en « fortune, grâce » et pour une interprétation en « marché de la (bonne) fortune », lieu désignant une place commerciale. Cependant, ni les toponymistes Albert Dauzat et François de Beaurepaire, ni le linguiste Xavier Delamarre n'envisagent cette solution. Ce dernier, dans l'entrée de son Dictionnaire consacrée à rato-, ratu- « fortune, grâce », n'émet pas l'hypothèse qu'un nom de lieu ait pu être créé à partir de cet élément. On trouve en France de nombreux homonymes : Ratomagos (ancien nom de Senlis), Pondron (Oise, Rodomo 920), les différents Ruan, Rouans (Loire-Atlantique, Roem 1134), Rom (Deux-Sèvres, Rodom 961),. La langue islandaise est la seule langue scandinave à avoir conservé les noms de Rúðuborg et Rúða, qui représentent l'adaptation par les Vikings du nom médiéval de la ville, Rotho[m], comme ils avaient l'habitude de le faire cf. Dublin → Dyflinn, Nantes → Namsborg, Brugge (Bruges) → Bryggja, villes dont la forme viking du nom est tombée dans l'oubli dans les langues scandinaves.

Histoire

L'occupation celte du site de Rouen est attestée entre autres par la découverte archéologique d'une pirogue monoxyle datée d'environ 900 avant J.-C. (fin de l'âge du bronze). Un établissement s'est développé à l'époque gallo-romaine pour devenir la capitale de la tribu des Véliocasses, peuple celte de Gaule, dont le territoire dans la vallée de la Seine s'étendait peut-être de Caudebec-en-Caux actuel à Briva Isarae (Pontoise). La cité proprement dite a été fondée sur la rive droite de la Seine pendant le règne d'Auguste, et elle était la deuxième ville la plus importante de la Gaule derrière Lugdunum (Lyon). Traditionnellement, une ville romaine est quadrillée en cardo (axe nord-sud) et decumanus (axe est-ouest). Le cardo maximus et le decumanus maximus sont les deux axes principaux de la ville à la croisée desquels se trouvait généralement le forum, la place publique où les Romains traitaient des grandes affaires. Il y au total 9 cardo et 6 decumanus pour Rouen, sans savoir vraiment lesquelles étaient précisément les maximus. La plupart de ses axes corroborent, avec quelques mètres de décalage, les rues actuelles. Une communauté juive s'installe à Rotomagus au moment de la colonisation romaine dans la terra judaeorum, quartier de 3 ha autour de l'actuelle rue aux Juifs. Cette installation est encouragée par le pouvoir romain qui veut conforter la conquête militaire de la Gaule par une implantation démographique. La communitas judaeorum se maintient de manière continue pendant un millénaire, malgré plusieurs massacres et jusqu’à l’expulsion des juifs de France ordonnée par Philippe le Bel en 1306 où les 5 000 Juifs rouennais sont chassés de la ville,. Le cardo maximus de Rotomagus (principal axe nord-sud) est marqué dans le tracé actuel de la ville par la rue Beauvoisine, la rue des Carmes et la rue Grand-Pont. Le tracé du decumanus maximus (principal axe ouest-est) est moins assuré : une hypothèse propose qu'il parte du débouché de la voie venant de Juliobona (Lillebonne) par la cavée Saint-Gervais, la rue Cauchoise, la place du Vieux-Marché, la rue du Gros-Horloge. Vers l'est, c'est très incertain. Un autre tracé plus septentrional passe par la rue des Bons-Enfants et la rue Ganterie. Au IIIe siècle apr. J.-C., la ville gallo-romaine a atteint son plus fort développement. Un amphithéâtre et de grands thermes y ont été bâtis. Des vestiges du rempart du IVe siècle sont visibles rues des Vergetiers, de la Poterne et des Fossés-Louis-VIII. C'est également durant ce siècle que le premier groupe cathédral paléochrétien a été construit et qu'un premier évêque a été nommé, saint Victrice. Ce dernier relate en effet dans son De laude sanctorum (396) la construction d'une basilique pour abriter les reliques qu'il a reçues d'Ambroise de Milan (il fait référence à l'église Saint-Étienne qui est alors en construction). À partir de 841, les Vikings effectuent de fréquentes incursions en vallée de Seine et, en mai, ravagent Rouen. La Chronique de Fontenelle rapporte brièvement : « L'an de l'incarnation du Seigneur 841, les Vikings arrivèrent avec leur chef Oscherus et brûlèrent la ville de Rouen le 14 mai ». Oscherus correspond probablement à Asgeirr, chef viking du IXe siècle. Un autre manuscrit, narrant également les événements de 841, mentionne Rouen sous le nom de Rotunum, qui serait une des latinisations du nom de la ville au Haut Moyen Âge. En 843, Rouen est attaquée à nouveau par les Nortmanni. En 876, Rollon, chef viking, s'en empare et, à la suite du traité de Saint-Clair-sur-Epte en 911, elle devient la capitale d'un territoire compris entre l'Epte et la Dives, correspondant approximativement aux diocèses de Rouen, Évreux et Lisieux, concédé par le roi des Francs Charles III. Rollon est fait comte de Rouen, au sens carolingien du terme, mais les textes de l'époque parlent plus fréquemment de « prince » (princeps). À cette date, le Cotentin et Bayeux sont encore bretons. Vers 934, au cours d'une bataille ayant lieu dans un pré aux portes de la ville, Guillaume Longue-Épée chassa Riouf, comte du Cotentin, avec trois cents hommes, bien inférieur en nombre. Une rue à l'emplacement supposé de la bataille est appelée « rue du Pré-de-la-Bataille », ». En 942, après l'assassinat de Guillaume Longue-Épée à Pîtres, le roi de France Louis IV d'Outremer s'installe à Rouen en « protecteur » du jeune Richard Ier, héritier du duché de Normandie, à peine âgé de 10 ans. Le roi l'enferme à Laon d'où il parviendra à s'évader. En 947, le duc de Normandie Richard Ier, dit « Sans Peur », enfermé dans Rouen, doit affronter une grande coalition réunissant le roi de France Louis IV d'Outremer, l'empereur germanique Othon le Grand et le comte de Flandre venus mettre le siège devant la ville. Après que Louis et Othon eurent levé le siège, Richard les poursuit et les bat à Rougemare. Cette victoire a été décisive pour l'avenir de la Normandie. En 1007, un pogrom décime une partie de la population juive de Rouen. L'œuvre de Guillaume le Conquérant permet à la Normandie de devenir la province la plus puissante d'Europe. S'il installe la capitale politique à Caen, Rouen reste la capitale économique et religieuse. C'est d'ailleurs à Rouen que Guillaume mourra en 1087. On peut voir sur la scène 12 de la tapisserie de Bayeux une représentation de la ville forte de Rouen. Au Xe siècle, Ibrahim ibn Ya'qub, marchand arabe envoyé par le calife omeyyade de Cordoue, décrit ainsi la ville : « Rudhûm (Rouen). Ville dans la terre des Francs, construite en moellons de réemploi, sur le fleuve Shaqana (la Seine). La vigne et le figuier n'y réussissent absolument pas, en revanche elle est fertile en blé et en seigle. On pêche dans le fleuve un poisson qu'ils appellent salmûn (saumon) et un autre, plus petit, dont le goût et l'odeur rappellent ceux du concombre. On dit que ce poisson existe également dans le Nil où il s'appelle al-'ayr [mulet]. J'ai vu à Rouen un jeune homme dont la barbe atteignait les genoux. Quand il la peignait, elle les dépassait de quatre doigts. Il avait peu de poils aux joues et jura que six ans auparavant il était imberbe. Il paraît qu'à Rouen, en hiver, lorsqu'il fait très froid, une espèce d'oie blanche au bec et aux pattes rouges qui s'appelle gânsh (germanique gans), fait son apparition. » Dès la période viking, la ville était devenue un port de commerce en rapport avec la région parisienne et un marché d'esclaves. Le 26 janvier 1096, les juifs de Rouen, qui formaient la plus grande communauté au nord de la Loire, furent massacrés lors de « pogroms » dus à la flambée d'hostilité à leur égard suscitée par l'appel à la première Croisade lancé par le pape Urbain II fin 1095 puis la communauté restante est chassée de France par Philippe Auguste en 1182. Le 14 janvier 1143, Rouen capitule devant la puissante armée du duc de Normandie, Geoffroy Plantagenêt. Les ducs de Normandie ont résidé à Rouen, cependant, Guillaume le Conquérant préféra développer Caen comme capitale du grand duché de Normandie, ville dans laquelle se trouve sa sépulture. En revanche, le cœur d'un de ses descendants, Richard Ier d'Angleterre dit « Cœur de lion », sera conservé dans le tombeau à gisant que l'on peut voir dans le déambulatoire de la cathédrale. En 1150, Rouen obtient une charte communale ; la ville est alors administrée par « cent pairs » et les habitants sont regroupés en corporations et confréries de métiers. Rouen est un centre de commerce important, exportant du sel et du poisson vers Paris et du vin vers l'Angleterre. En avril 1200, la cathédrale de Rouen est la proie d'un incendie qui s'étend à la ville. Le 24 juin 1204, le roi de France Philippe Auguste, après quarante jours de siège, prend la ville. Le capitaine et gouverneur Pierre de Préaux signe l'acte de capitulation en constatant que le secours de Jean n'arrive pas. La même année, la Normandie est rattachée au domaine royal. Le roi maintient les privilèges communaux mais fait détruire le château ducal. Il fait construire le château de Rouen pour surveiller la cité. Celui-ci est édifié sur l'ancien site de l'amphithéâtre romain ; il a pris le nom de château Bouvreuil. Il sera détruit à la fin du XVIe siècle et servira de carrière ; seul le donjon dit tour Jeanne-d'Arc, restauré par Viollet-le-Duc, subsiste. Malgré son nom, cette tour n'a pas été le lieu de l'emprisonnement de Jeanne d'Arc en 1431, même s'il semble que celle-ci y résida (il ne reste, de la tour où fut emprisonnée la Pucelle d'Orléans, que les soubassements visibles dans la cour intérieure d’une propriété privée au 102 rue Jeanne-d'Arc, ouverte au public). Des manufactures de textiles se développent à Rouen et dans sa région (Elbeuf, Darnétal, Barentin, Pavilly, Villers-Écalles, Saint-Pierre-de-Varengeville, Maromme, Le Houlme, Malaunay, Montville), les marchands achetant la laine en Angleterre et revendant les draps dans les foires de Champagne. La prospérité de Rouen reposait principalement sur le commerce fluvial. Les marchands rouennais détenaient depuis Henri II le monopole de la navigation sur la Seine en aval de Paris. Ils expédiaient en Angleterre des vins et du blé et importaient de la laine et de l'étain. Les troubles liés aux impôts se multiplièrent à Rouen, avec des émeutes en 1281, l'assassinat du maire et le pillage des maisons nobles. Devant l'insécurité, Philippe IV le Bel supprima la commune et retira aux marchands le monopole du commerce sur la Seine. Le souverain rétablit la commune en 1294. En 1306, Philippe le Bel décida d'expulser la communauté juive de France et Rouen perdit 5 000 à 6 000 habitants reconnaissables à leur rouelle et installés dans la rue aux Juifs (vicus judaeorum) ou plus largement dans la juiverie rouennaise (terra judaeorum). Dans un document promulgué à Pacy en février 1307, le roi cède aux maire, jurés et commune de Rouen, toutes les terres, maisons, cours, jardins, tous les biens et toutes les propriétés immobilières ainsi que le cimetière (« cimetière as Juieulz ») appartenant précédemment aux juifs de la ville « et dans la banlieue ». En juillet 1348, la peste noire touche Rouen, qui perd un tiers de sa population. Après 1350, les murs d'enceinte de la ville de Rollon et ceux de saint Louis sont abattus et remplacés par une vaste enceinte s'étendant jusqu'au faubourg Saint-Hilaire (de nos jours les boulevards intérieurs reprennent exactement son tracé). Les finances royales étant exsangues, les travaux traînèrent en longueur mais, en 1415, la défaite d'Azincourt, avec des contributions extraordinaires en argent et en corvées imposées à la population permet en hâte son achèvement. En 1382, une révolte urbaine importante éclate, la révolte de la Harelle, qui est cruellement réprimée par les troupes royales. Les impôts sont augmentés et les privilèges de Rouen pour le commerce sur la Seine abolis. En janvier 1418, en plein affrontement entre Armagnacs et Bourguignons, le parti du duc de Bourgogne, Jean sans Peur reprend la place. Le roi d'Angleterre, Henri V, débarque le 1er août sur les côtes françaises, après avoir fait dans un premier temps la conquête de la Basse-Normandie, dès mai 1418. Il rassemble ses troupes à Bernay et entreprend, après avoir isolé la ville en direction de Paris et de la Picardie, sa marche sur Rouen, capitale de la Normandie et deuxième ville du royaume après Paris avec 60 000 habitants. Le siège, commencé le 29 juillet 1418, est long ; la ville est défendue par une garnison de 1 500 hommes d'armes, Bourguignons et étrangers, commandés par Guy le Bouteiller et ses lieutenants : Jean de Neufchâtel, Antoine de Toulongeon, le Bâtard de Thian, le Bâtard d'Arly, le Grand Jacques condottiere lombard, la milice bourgeoise avec à leur tête Alain Blanchard et un détachement de canonniers aux ordres de maître Jean Jourdain. Elle est prise le 19 janvier 1419 par Henri V qui rattache la Normandie conquise, à l’exception du Mont-Saint-Michel, à la couronne anglaise. Jean Jouvenel des Ursins, contemporain de ces événements, rapporte : « Le siège fut longuement devant Rouen, ne jamais ne l’eussent eu sinon par famine, car il y avoit vaillantes gens tenans le party du duc de Bourgogne ; mais la famine fut si merveilleuse et si grande, qu’ils furent contraints de se mettre en obeyssance du roy d'Angleterre, car d’un costé et d’autre ils n’eurent aucun secours. Le dix-neuviesme jour de janvier le roy d’Angleterre entra à Rouen. » Henri V meurt en 1422, la même année que le roi de France Charles VI, et son frère Jean de Lancastre, duc de Bedford, assure la régence, essayant de gagner les Rouennais à sa cause, ce qu'il réussit en partie. Devenu chanoine de la cathédrale Notre-Dame, il y est enterré à sa mort en 1435. C'est à Rouen, capitale du pouvoir anglais et normand dans le royaume de France, que Jeanne d'Arc est jugée, et brûlée par le bourreau Geoffroy Thérage le 30 mai 1431, à l'instigation du duc de Bedford et du parti bourguignon, majoritaire à Rouen même dans la population. Cette année-là, le jeune Henri VI est couronné roi de France et d'Angleterre à Paris, avant de venir à Rouen où il est acclamé par la foule. En 1449, le roi de France Charles VII reprend la ville, défendue par John Talbot à l'issue d'un siège de 10 jours, 18 ans après la mort de Jeanne d'Arc et après 30 ans d'occupation anglaise. Ville très modérée pendant la Révolution, Rouen est considérée comme fidèle au régime monarchique. À l'été 1792, alors que la royauté vit ses dernières semaines, un certain nombre de ministres fidèles au régime, dont Molleville, Malouët et La Porte, investissent Rouen et y mettent en place toutes les structures nécessaires pour accueillir Louis XVI qui, éloigné de Paris et de l'Assemblée nationale, aurait pu restaurer son pouvoir et organiser un véritable gouvernement contre-révolutionnaire. Mais Louis XVI, éternel indécis, préférera rester à Paris sous l'influence de l'Assemblée, anéantissant ainsi les dernières chances qu'il avait de briser la Révolution[réf. nécessaire]. Le drapeau rouge arboré à la Commune y fut remplacé par le drapeau blanc le 6 septembre 1792 bien que la suppression de la taxe du pain amenât un conflit où plusieurs personnes furent tuées. Le 12 janvier 1793 fut signée sur la place de la Rougemare une pétition pour que le sort de Louis XVI fût l'objet d'un appel à la Nation : une rixe étant survenue, les cocardes tricolores furent arrachées, et l'arbre de la liberté scié et brûlé. La pétition destinée à la Convention, au sujet de la condamnation de Louis XVI, ne fut signée le 20 février que du maire et du greffier. La réaction en faveur de l'ordre se manifesta le 1er janvier 1795 : la statue de Marat et le bonnet rouge furent renversés et jetés à la Seine : le 21, le représentant Duport fit mettre en liberté un grand nombre de religieuses. En février, Gratien, l'évêque constitutionnel des Côtes-de-la-Manche (nom imposé par le schisme au diocèse de Rouen), rentra à la Cathédrale. Le 9 mars, le conseil de la commune déclara qu'aucun culte ne serait troublé et, dès la fin du même mois, on rouvrit quelques églises. En 1813, l'impératrice Marie-Louise posa solennellement la première pierre du pont de pierre (actuel pont Corneille). L'hiver de 1829-1830 est très rigoureux ; la Seine resta gelée quatre mois. La pandémie de choléra de 1832 fit à Rouen de grands ravages. Pendant la monarchie de Juillet, le 12 mars 1838, le compositeur Frédéric Chopin donne à Rouen un concert public sous la direction de son compatriote Antoine Orlowski. Rouen compte ainsi parmi les très rares cités où Chopin s'est produit dans un cadre « officiel ». Symbolisée par une statue signée Jean-Pierre Cortot installée en 1838, Rouen fait partie des huit plus grandes villes françaises représentées par des statues sur la place de la Concorde à Paris. Lors de la Révolution de 1848, Rouen est partiellement insurgée : en témoigne l'incendie du pont aux Anglais. Les troupes déployées sont d'abord menées par le général de Castellane. Les barricades, dressées dans la rue Saint-Julien ainsi que dans le quartier Martainville par les émeutiers, sont réprimées par l'usage de canons sous les ordres du général Ordener à partir du 2 avril 1848. Le Rouennais Charles Cord'homme en dresse plus tard son souvenir. Pendant la guerre de 1870, le lundi 5 décembre, l'armée prussienne entra à Rouen, sous les ordres du comte de Manteuffel ; ils furent remplacés par le XIIIe corps d'armée du grand-duc de Mecklembourg-Schwerin. Rouen est alors occupée par les Prussiens, qui se composaient, au 9 janvier 1871, de 16 bataillons et 16 escadrons sous le commandement du général Ferdinand von Bentheim. Rouen a été l'une des rares villes de province qui aient conservé sa garde nationale jusqu'en 1871. Les troupes d'occupation ne quittèrent la ville que le 22 juillet. Au mois de mai 1885, sur le quai Cavelier-de-La-Salle a lieu l'embarquement, sur le bâtiment de transport militaire Isère commandé par Gabriel Lespinasse de Saune, des caisses contenant les pièces de la statue de la Liberté. Le 20 mai, le navire quitte le port à destination de New York. Il est salué par le maire Louis Ricard. Tableaux d'Eugène Boudin en 1895-1896 En 1896, Rouen accueille l'Exposition nationale et coloniale. L'exposition a lieu entre le Champ-de-Mars et la côte Sainte-Catherine. Elle est inaugurée le 16 mai 1896 en présence des ministres Henry Boucher et André Lebon, du général Giovanninelli, du préfet Hendlé et de l'adjoint au maire Marcel Cartier. Le président de la République, Félix Faure, fait l'honneur aux exposants d'une visite officielle en s'y rendant les 14 et 15 août. L’une des principales attractions de l’exposition était le « village nègre », installé sur le Champ-de-Mars. «Tout ce monde de races si diverses et de pays si lointains se trouve réuni autour d'un petit lac sur lequel flottent des pirogues faites d'un seul tronc d'arbre et où, tout le jour durant, la multitude des négrillons plonge à la recherche des "petits sous" que leur jettent les visiteurs. » Le public et la presse sont fascinés et 600 000 visiteurs s'y précipitent. Le sculpteur et médailleur Oscar Roty frappe une médaille commémorant l'événement qui fit honneur à la cité normande.

Politique et administration

Rattachements administratifsLa ville est le chef-lieu de l'arrondissement de Rouen et du département de la Seine-Maritime. De 1801 à 1982, la ville est divisée entre 6 cantons ; Rouen-1, Rouen-2, Rouen-3, Rouen-4, Rouen-5 et Rouen-6. En 1982, ce découpage est modifié et un canton de Rouen-7 est créé. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, cette circonscription administrative territoriale a disparu, et le canton n'est plus qu'une circonscription électorale. Dès que l'idée d'une fusion entre les régions Haute et Basse-Normandie a été évoquée s'est posée la question de la ville devant être le chef-lieu de cette nouvelle région Normandie ; la prépondérance a été revendiquée tour à tour par Rouen, préfecture de la Seine-Maritime, et Caen, préfecture du Calvados. Finalement, le 28 septembre 2016, quelques mois après l'approbation d'une loi réformant l'organisation territoriale de la République ayant notamment donné naissance à la région Normandie, née de la fusion des deux entités régionales normandes, un décret promulgué par le Premier ministre, Manuel Valls, confère à Rouen le statut de préfecture (capitale administrative) de la nouvelle région Normandie, tandis que Caen, pour sa part, en devient la capitale politique puisque accueillant le siège du nouveau conseil régional,,. Cette décision finale confirme la situation de Rouen, jusqu'alors désignée comme chef-lieu provisoire de la région à partir du mois de juillet 2015. La ville de Rouen accueille, sur son territoire, une cour d'appel. S'y trouvent également un tribunal judiciaire, qui siège au sein d'une annexe du Palais de Justice, monument de style gothique emblématique de la ville ; un tribunal correctionnel ; un tribunal de police ; un tribunal administratif ; un tribunal des affaires de sécurité sociale ; un tribunal de commerce et un conseil de prud'hommes. Étant une des deux capitales régionales normandes, plusieurs structures administratives détiennent leur siège principal ou au moins une antenne régionale à Rouen : c'est le cas du rectorat de l'Académie de Rouen, de la direction départementale de l'Éducation nationale et de l'Inspection académique pour le département de la Seine-Maritime (la fusion opérée avec l'académie de Caen fait de cette dernière ville son siège depuis 2019) ; du Centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) ; de l'Agence régionale de santé (siège principal à Caen) ; de l'Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) (siège principal à Caen) ; de la Direction régionale des douanes ; ainsi que d'autres organisations publiques.Rattachements électorauxPour les élections départementales, la commune est depuis 2014 le bureau centralisateur de trois cantons : Rouen-1, qui s'étend de Bois-Guillaume-Bihorel au Petit-Quevilly en passant par une grande partie du centre-ville de Rouen ; Rouen-2, allant de Bois-Guillaume-Bihorel à Saint-Léger-du-Bourg-Denis ; et Rouen-3, comprenant la partie de la commune rouennaise non incluse dans les deux précédents cantons. Pour l'élection des députés, ses habitants votent dans la première ou la deuxième circonscription de la Seine-Maritime. La Métropole Rouen Normandie est instituée le 1er janvier 2015, la métropole étant la forme la plus intégrée des intercommunalités françaises : elle est dotée à ce titre de très nombreuses compétences. Rouen en est le siège. La ville fut auparavant le siège de la communauté d'agglomération de Rouen, un établissement public de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre créé en 1974 sous le statut de SIVOM, devenu en 1999 un district puis en 1999 une communauté d'agglomération. Cette intercommunalité fusionne le 1er janvier 2010 avec : la communauté d'agglomération d'Elbeuf (10 communes), la communauté de communes Seine-Austreberthe (14 communes), la communauté de communes du Trait-Yainville (2 communes),pour créer la communauté d'agglomération Rouen-Elbeuf-Austreberthe (CREA). La CREA se transforme en métropole en 2015. Après la fin de la Seconde Guerre mondiale, le paysage politique rouennais n'a cessé d'évoluer en faveur, successivement, de la droite, du centre et de la gauche, et cela dans le cadre des élections municipales et législatives. Par le passé, Rouen a été considérée comme une ville centriste, surtout durant « l'ère Lecanuet », entre 1968 et 1993,. Ainsi, entre 1945 et 1968, la ville est dirigée par deux maires issus du Centre national des indépendants et paysans (CNI), Jacques Chastellain et Bernard Tissot. Celui-ci, malade, laisse l'hôtel de ville à Jean Lecanuet, figure de proue du centre et candidat à l'élection présidentielle de 1965, lors de laquelle il accède à la troisième place, concourant alors à la mise en ballottage du général de Gaulle. Sans délaisser ses fonctions municipales, Jean Lecanuet aura été par deux fois ministre au sein du gouvernement, entre 1974 et 1977, sous la présidence de Valéry Giscard d'Estaing. Réélu à quatre reprises, il demeure le maire emblématique de la cité normande jusqu'à sa mort en 1993. Il sera resté vingt-quatre ans à la tête de la municipalité rouennaise, œuvrant à la promotion du patrimoine historique et à la modernisation de la ville entreprise avec la construction du tramway de Rouen tout en s'imposant, sur la scène politique nationale, comme l'un des fondateurs de l'Union pour la démocratie française (UDF), grande formation politique centriste qui aura son influence dans le paysage politique français jusqu'à sa dissolution, en 2007. L'un de ses adjoints, François Gautier, lui succède à la mairie, sans parvenir à garder Rouen dans le giron du centre, deux ans plus tard : lors des élections de 1995, les divisions de la majorité municipale consécutives à la mort de Lecanuet, qui n'avait jamais désigné de successeur dans son entourage,,, se traduisent dans les urnes par une victoire de l'opposition de gauche, conduite par Yvon Robert ; celui-ci devient le premier édile socialiste de la ville depuis l'après-guerre. Proche de Laurent Fabius, lui-même éminente figure politique locale, il dirige une large coalition baptisée « Union de la gauche » et comprenant, outre le Parti socialiste, le PCF, le PRG, le MDC et Les Verts. À l'issue des élections municipales de 2001, le centre conquiert de nouveau la capitale normande avec l'élection, comme premier édile, de Pierre Albertini, membre de l'UDF, député de Seine-Maritime et précédemment maire de Mont-Saint-Aignan. Candidat à sa propre succession dans la perspective des élections municipales de 2008, le maire sortant pâtit néanmoins de la contestation de sa politique municipale et de la forte impopularité du président Nicolas Sarkozy, auquel il a publiquement apporté son soutien personnel au cours de la campagne présidentielle de 2007. La socialiste Valérie Fourneyron, élue maire après la victoire d'une coalition de gauche, lui succède,,. Nommée ministre de la Jeunesse et des Sports après la victoire du socialiste François Hollande à l'élection présidentielle de 2012 face à Nicolas Sarkozy, Valérie Fourneyron cède la place de maire à son premier adjoint Yvon Robert, qui retrouve cette fonction pour la seconde fois de sa carrière, ; il est le premier, depuis le radical Georges Métayer, à redevenir maire de Rouen une seconde fois non-consécutive. Deux ans plus tard, les élections municipales reconduisent la majorité de gauche, qui perd cependant des voix, au profit de la droite, et du Front national, lequel entre pour la première fois au conseil municipal de Rouen. En 2018, Yvon Robert annonce qu'il ne compte pas solliciter un nouveau mandat de maire à l'occasion des élections municipales, prévues en 2020 ; dans un contexte de renouvellement politique initié en 2017, la question de sa succession se pose immédiatement, entre une gauche en pleine recomposition, une droite désunie et un camp centriste désireux de reconquérir la capitale normande. Les élections municipales de 2020, marquées par une forte abstention à Rouen comme dans le reste du pays (70,33 % au second tour), renforce la gauche aux commandes de la ville. Le Parti socialiste demeure la première force de gauche et le premier parti de la ville suivi par Europe Écologie Les Verts qui réalise une importante percée. Le centre part divisé, et le candidat de La République en marche se retire au second tour ; l'autre candidate divers centre choisissant de se rallier au candidat divers droite. Malgré une alliance stratégique avec le centre, la droite rouennaise s'effondre, en n'obtenant que 32,87 % des voix au second tour (contre 41,48 % en 2014), face à la coalition des gauches qui obtient 67,12 % des voix. Le Rassemblement national ne parvient pas à conserver ses élus municipaux, passant de 13,38 % des suffrages exprimés en 2014 à 6,77 % en 2020. L'ancien président du conseil régional de Haute-Normandie, Nicolas Mayer-Rossignol, devient ensuite le nouveau maire de Rouen. Longtemps fief des centristes, Rouen est devenue une ville marquée clairement à gauche ; en effet, élection après élection, le total des voix de gauche a toujours été majoritaire depuis 2007. Les résultats de l'élection présidentielle de 2022 confirme cet ancrage à gauche de la ville : en effet, le candidat La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, de la gauche radicale, arrive premier à Rouen avec 33 % des suffrages exprimés, devançant le candidat et président sortant Emmanuel Macron (En Marche !). Comme à l'échelle nationale, il est à noter le profond déclin des partis "traditionnels" au sein de la commune. De faibles résultats sont recueillis par la candidature du parti Les Républicains représenté par Valérie Pécresse (3,94 %) et de la candidate du Parti socialiste représenté par Anne Hidalgo (2,32 %). Les résultats obtenus par la candidate du Rassemblement National Marine Le Pen (11,94 %), montrent la difficulté pour ce parti d'exister au sein de la ville même si le total des voix issus de ce courant politique apparait en augmentation. Lors des précédentes élections présidentielles (hormis l'élection présidentielle de 2017 qui avait vu arriver Emmanuel Macron en première place d'une courte tête), les candidats de gauche ont toujours été favorisés par les électeurs rouennais : aussi, le 6 mai 2007, à l'issue du second tour de l'élection présidentielle, Ségolène Royal (PS) a été préférée à Nicolas Sarkozy (UMP) par 53,9 % des voix contre 46,1 % ; le taux de participation s'avérait très important, tout comme au niveau national, puisque 83,6 % des citoyens inscrits sur les listes électorales de Rouen ont voté lors de ce second tour. Cinq ans plus tard, le 6 mai 2012, François Hollande, candidat désigné par la primaire socialiste de 2011 et lui-même natif de Rouen, battait là aussi le président sortant Sarkozy avec un écart plus important entre les deux concurrents, puisque Hollande avait recueilli 59,4 % des voix contre 40,5 % pour son adversaire, avec un taux de participation légèrement inférieur à celui de 2007 (79,8 %). S'agissant des élections législatives, la 1re circonscription de Seine-Maritime a eu pour députée Valérie Fourneyron, élue du PS et maire de la ville entre 2008 et 2012 ; élue députée une première fois en 2007 avec 55,1 % des voix, elle est réélue cinq ans plus tard, dans la foulée de l'élection de Hollande à la présidence de la République, avec 59,1 %. En 2017, après l'élection d'Emmanuel Macron à l'Élysée, Damien Adam (En marche !) bat Valérie Fourneyron au second tour et devient député à vingt-sept ans avec 53,8 % des voix à Rouen. Concernant la 3e circonscription de Seine-Maritime, Rouen a accordé la victoire de très peu au candidat de la gauche radicale, Hubert Wulfranc, face au candidat centriste. Lors des élections européennes de 2014 est arrivée en tête la liste UMP menée par Jérôme Lavrilleux (19,4 %), devançant celle du socialiste Gilles Pargneaux (17,3 %), même s'il faut noter un faible taux de participation (42,6 %). Les élections régionales de 2010 avaient été remportées par le président (PS) sortant du conseil régional de Haute-Normandie, Alain Le Vern (58,9 % des voix contre 31,2 % pour celle de Bruno Le Maire, UMP), les élections régionales suivantes, en 2015, qui concernaient le conseil régional de la nouvelle région Normandie, ont été remportées, à l'issue du second tour, par la liste d'union de la gauche menée par Nicolas Mayer-Rossignol (49,6 % des voix) face à la liste de centre-droit menée par Hervé Morin (35 %). Enfin, s'agissant des référendums, si les Rouennais ont approuvé, en 2000, l'instauration du quinquennat présidentiel à l'occasion du référendum convoqué sur cette question (72,4 % pour le « oui » ; 27,5 % pour le « non »), dont il faut souligner qu'il a suscité peu d'intérêt parmi les électeurs (30,1 % de participation), les résultats ont été plus serrés lorsque a été posée la question d'un traité établissant une Constitution pour l'Europe, en 2005 : 49,5 % des électeurs ont approuvé ce projet, tandis que 50,4 % d'autres l'ont rejeté ; la participation a, cette fois-ci, été significative, puisque 69,4 % des citoyens inscrits sur les listes électorales ont accompli leur devoir civique. Comme pour toutes les villes ayant une population de 100 000 à 150 000 habitants, le conseil municipal est composé de cinquante-cinq membres. Il est issu des élections municipales des 15 mars et 28 juin 2020. Le maire de Rouen est Nicolas Mayer-Rossignol (PS), depuis le 3 juillet 2020. Il dirige une coalition de gauche rassemblant notamment le Parti socialiste, Europe Écologie Les Verts et le Parti communiste. La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2003. Cette initiative se traduit par diverses actions sur le plan politique ayant pour finalités principales la lutte contre le dérèglement climatique, la protection de l'environnement et une responsabilisation des modes de consommation et de production. Ces actions avaient été planifiées pour la période 2011-2014 et incluaient notamment la prise en compte d'un critère « développement durable » dans l'élaboration des politiques municipales, les dons de la ville aux associations. Avait également été prise en compte l'assurance de la durabilité des projets municipaux, d'appels à projets en lien avec le développement durable. La ville s'était enfin engagée à inclure le développement durable dans sa communication – à travers Rouen Magazine, par exemple –, à ce qu'une évaluation objective du respect de ces politiques soit réalisée et tendre vers une éco-responsabilité des services de la ville. Dans un communiqué de presse de décembre 2018, le conseil municipal rappelle « l'engagement précoce » de la ville de Rouen sur les questions de la transition énergétique et de développement durable et la politique « ambitieuse » qui s'est ensuivie sur ces questions. Toujours d'après ce texte, parmi les actions menées dans ce sens, la municipalité de Rouen a engagé « une rénovation énergétique exemplaire de l'hôtel de ville », encouragé « le développement du jardinage urbain » et accompagné « des clubs sportifs dans une démarche éco-responsable », entre autres choses. Hanovre (Allemagne) depuis 1966 Norwich (Angleterre) depuis 1959 Ningbo (Chine) depuis 1990 Salerne (Italie) depuis 2002 Cleveland (États-Unis) depuis 2008 Jéju (Corée du Sud) depuis 2004

Population et société

En 2017, la ville de Rouen comptait 12 733 immigrés sur une population totale de 110 145 habitants soit 11,6 % (dont 1,7 % nés en Europe et 9,9 % nés hors d'Europe). Entre 1975 et 2015, la proportion des jeunes de moins de 18 ans immigrés d'origine extra-européenne ou vivant avec au moins un parent immigré d’origine extra-européenne est passée de 4 % à 29 %. Rouen est le lieu de manifestations culturelles dont certaines contribuent à sa réputation, comme la foire Saint-Romain, grande fête foraine, deuxième après la foire du Trône à Paris, ou bien encore l'Armada, rassemblement de grands voiliers et bâtiments de guerre convoqué tous les quatre à six ans et qui fait de Rouen la vitrine des plus beaux navires du genre. Plusieurs festivals prennent place à Rouen, comme le festival du cinéma nordique (entre 1988 et 2010), le festival Regards sur le cinéma du monde ainsi que diverses éditions du festival Normandie impressionniste (2010, 2013, 2016, 2020). Au cours du mois de juillet, une série de concerts gratuits, Les Terrasses du jeudi, mettant parfois en avant de jeunes artistes rouennais, sont organisés chaque jeudi. La foire Saint-Romain est une fête foraine annuelle durant environ un mois entre octobre et novembre. C'est la première fête foraine de province par sa taille et la deuxième derrière la foire du Trône, au niveau national. C'est la plus ancienne de France, ayant plus de 500 ans d'existence. Avant d'être déplacée à hauteur du quai Saint-Sever, elle occupait les boulevards entre la place Saint-Hilaire et la place Beauvoisine en passant par la place du Boulingrin. Le Boulingrin était à l'époque occupé par un cirque de style circulaire où se produisaient des artistes de variété, des combats de boxe et de catch et où se produisait le cirque qui animait chaque année la grande foire Saint-Romain. Depuis 2016, la foire Saint-Romain a été déplacée sur la presqu'île Waddington, à l'ouest de Rouen, sur les quais de la Seine au niveau du bassin Saint-Gervais. Sur l'île Lacroix se tenait la foire-exposition avant que soit créé le parc des Expositions près de la forêt du Rouvray au sud de l'agglomération. Cet actuel parc des Expositions se trouve sur un ancien terrain d'aviation et de parachutisme. Boos a repris l'aérodrome, mais l'activité parachutiste s'est répartie sur Dieppe et Le Havre. Le parc aquatique Océade prenait place également sur l'île Lacroix de 1989 à 1991. Depuis 1989, Rouen organise un rassemblement mondial réunissant les plus grands voiliers, vieux gréements et autres navires de guerre. La huitième édition de ce rassemblement est programmée en juin 2023. Rouen est le siège de l'Académie de Rouen, circonscription éducative dirigée par un recteur madame Christine Gavini-Chevet (depuis le 1er avril 2019), qui administre le réseau éducatif de Normandie. Le principal établissement de santé est le centre hospitalier universitaire de Rouen. S'y ajoutent les cliniques suivantes : clinique de l'Europe, clinique Mathilde et clinique Saint-Hilaire. Le centre Henri-Becquerel est le centre régional de lutte contre le cancer. Équipements sportifsonze stades ; douze salles de sport ; vingt-et-un courts de tennis ; quatorze gymnases ; trois piscines ; deux patinoires (une tous publics, une aux normes olympiques : surface de glisse) ; depuis l'automne 2012, un Palais des sports (6 000 places assises avec gradins amovibles).Nombre de licences sportives (2008): 20 000. Principales disciplinesAthlétisme : ASPTT Rouen Athlétisme. Baseball : les Huskies du Rouen Baseball 76 sont champions de France Élite 2003, de 2005 à 2019, champions d’Europe (groupe B) 2004 et 2006 et finalistes de la Coupe d'Europe de baseball 2007. Basket-ball : le Rouen Métropole Basket évolue en Élite (Pro B). L'équipe féminine a connu les honneurs au milieu des années 1990. Boxe anglaise. Canoë-kayak : Canoë Club Normand. Cyclisme : Véloce Club Rouen 76 (VC Rouen 76), fondé en 1880. Football : le FC Rouen évolue en National 2. Le club rouennais compte 19 saisons en Division 1 à son actif, 36 saisons en Division 2 ainsi que plusieurs participations en Coupe d'Europe. L'équipe féminine est en Régional 1. Football américain : les Léopards de Rouen évoluent en D2. Floorball : L'équipe de Rouen Floorball évolue au niveau N1 élite et en championnat D3. Gymnastique : Élan Gymnique Rouennais. Handball : le Rouen HB est en Nationale 3 ; l'équipe féminine est en Nationale 3. Hippisme : la société des courses hippiques de Mauquenchy–Pays de Bray, organise des courses de trot sur l'hippodrome de Rouen-Mauquenchy depuis 2005. Hockey sur gazon : l'équipe masculine de l'ASRUC Hockey sur gazon évolue en Nationale 1 (D2) ; il a organisé en janvier 2010 les Championnats d'Europe femmes et hommes de hockey en salle. Hockey sur glace : les Dragons de Rouen jouent en Ligue Magnus. Ils ont remporté 15 fois le Championnat de France de Ligue Magnus (Élite) et ont gagné 2 titres européens. C'est en outre l'une des équipes les plus titrées de France. Lutte : l'ASPTT Lutte de Rouen évolue au gymnase Pélissier. Motonautisme : le Rouen Yacht Club organise tous les ans au mois de mai, autour de l'île Lacroix, une manifestation internationale, les 24 Heures motonautiques. Natation : les Vikings. Patinage : le Rouen Olympic Club a remporté plusieurs titres nationaux ; il est par ailleurs l'organisateur de la compétition internationale de patinage artistique synchronisé « La French Cup ». Roller hockey : les Spiders du Rouen Hockey Club évoluent dans l’Élite française (Ligue Élite). Rugby à XV : le Rouen Normandie rugby évolue en Pro D2 (2e division), au stade Jean-Mermoz ; l'équipe première féminine de l'ASRUC évolue en 1re division. Sport automobile : l'AS Automobile Club Normand a organisé jusqu'en 1993 des courses sur le circuit de Rouen Les Essarts, fermé depuis, qui a accueilli à cinq reprises le Grand Prix de France. La construction d'un nouveau circuit, prévue à Mauquenchy, est abandonné avec la construction du circuit de Nevers Magny-Cours. Tennis de table : l'équipe masculine du SPO Rouen évolue en Pro A. Triathlon : le RouenTriathlon évolue en Division 1. Volley-ball : l'ASPTT Rouen MSA Volley Ball évolue en Nationale 3. Golf : golf de Rouen Mont-Saint-Aignan et golf de Rouen La Forêt Verte.Rouen a été candidate aux Jeux olympiques de la jeunesse d'été 2014, mais le Comité national olympique a préféré défendre une candidature aux Jeux d'hiver en 2018.

Économie

176 300 emplois dans la métropole, dont 75 700 à Rouen 3 000 commerces 1re métropole régionale tertiaire du Bassin parisien Aéroport Rouen Vallée de Seine Grand Port Maritime de Rouen Marché d'intérêt national, avenue Bernard-BicherayRouen est le siège de la Chambre de commerce et d’industrie territoriale Seine-Mer Normandie (ex-chambre de commerce et d'industrie de Rouen) et de la Chambre régionale de commerce et d'industrie de Normandie. Pour son développement économique, Rouen dispose d'une agence dédiée, Rouen Normandy Invest, agence rattachée au pôle métropolitain Rouen Seine-Eure, dont les principales missions sont la promotion et le développement du territoire. Cette association est financée par Métropole Rouen Normandie, Seine-Eure Agglo, la CCI Rouen Métropole, HAROPA port, l'université de Rouen et la ville de Rouen. À partir de la fin des années 1970, Rouen se distinguait des autres grandes villes de France par un important taux de chômage consécutif à une série de délocalisations. La ville comptait 7,8 % de personnes sans activité professionnelle en 2008. Rouen (et communes à l'entour) abrite les sièges de la Matmut, de la Mutuelle assurance de l'éducation (MAE), le siège historique des Anciennes Mutuelles devenues Axa, de Lubrizol (filiale France), de Rapid'Flore et d'Astera. Se trouvent dans la métropole les sièges de Ferrero France, Novandie (Mamie Nova), Cap Seine, Segafredo Zanetti France, Huis-Clos, Le Mutant (supermarché), Eismann France, Maxim's SAPP, Daiwa (filiale France)… Rouen est préfecture de région et la plupart des services déconcentrés de l'État (direction régionale de l'économie, de l'emploi, du travail et des solidarités (DREETS), direction régionale de l'Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL), direction régionale des finances publiques (DRFIP) - Normandie et département de Seine-Maritime, direction départementale de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DDETS)) y sont représentés.

Culture locale et patrimoine

Rouen détient le label français officiel Villes et Pays d'art et d'histoire. Stendhal l'a surnommée « l'Athènes du genre gothique ». De nombreux édifices religieux et civils ont été endommagés ou détruits par les bombardements et les incendies de la Seconde Guerre mondiale, mais la plupart des monuments les plus importants et les plus emblématiques de la cité ont été restaurés ou rebâtis.

Annexes

Liste des communes de la Seine-Maritime Métropole Rouen Normandie Archidiocèse de Rouen Site officiel Ressources relatives à la géographie : Insee (communes) Ldh/EHESS/Cassini (en + zh-Hans) Mindat.org Ressource relative à la bande dessinée : (en) Comic Vine Ressource relative aux beaux-arts : (en) Grove Art Online Ressource relative à la musique : (en) MusicBrainz Ressource relative aux organisations : SIREN Portail des communes de France Portail de Rouen Portail de la Seine-Maritime Portail de la Normandie