La société du jour: Association cabinet conseil appui et reussites

Découvrez une entreprise par jour et quelques astuces au travers de nos différents articles

Association cabinet conseil appui et reussites

La société Association cabinet conseil appui et reussites a été créée le 3/10/2012, soit 10 années d'activités. Le siège de la société est basé à AUBERVILLIERS 93300. Elle possède un seul établissement. Son dernier bilan date du 5/5/2017. Association cabinet conseil appui et reussites a choisi le statut juridique Association déclarée. Elle opère sous le code NAF 70.22Z et évolue dans le secteur .

70.22Z -

Le code APE - NAF 7022Z est unique et implique des droits et obligations spécifiques. A ce jour, 209 885 sociétés sont immatriculées sous ce code qui concerne 165 102 salariés, essentiellement des consultants en stratégie, des consultants en informatiques, des formateurs, des consultants en systèmes d'information.

Nous avons épluché l'ensemble des textes de loi pour que vous sachiez tout sur le code APE - NAF 7022Z : obligations, organismes de formations, conventions collectives applicables et assurances obligatoires.

La définition précise de l'activité du code APE ou NAF 7022Z est : "Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion".Lors de la création d'une société, le centre des formalités des entreprises recueille des informations sur votre société, qui seront transmises à l'INSEE. C'est cet organe de classification qui vous attribuera un des 732 codes présents dans les branches professionnelles en France. Même s'il n'y a pas de liste de métiers définie pour l'activité Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion, les salariés de cette branche sont essentiellement des consultants en stratégie, des consultants en informatiques, des formateurs, des consultants en systèmes d'information.

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La convention collective nationale (CCN) applicable est choisie par l'employeur en fonction de l'activité principale de l'entreprise. Un même code NAF peut regrouper plusieurs conventions, donc cet identifiant n'est pas toujours suffisant pour déterminer la convention collective applicable.

L'Identifiant de la Convention Collective (IDCC) d'une société est défini par le Ministère du travail, et permet de numéroter l'ensemble des conventions collectives applicables (il y en plus de 1000).

Ce sont les conventions collectives et les accords branche qui vont déterminer les principaux droits et devoirs du salarié : grille de salaire, préavis en cas de démission, congés payés, période d'essai, horaire de travail, couverture et prix de la mutuelle entreprise.

Cette assurance est recommandée pour tous, même si elle n’est imposée qu’aux professions réglementées. La RC Pro couvre les dommages corporels, matériels et immatériels causés à autrui dans le cadre professionnel. Ces dommages peuvent être coûteux, et vous devrez payer de votre poche si vous n’êtes pas couvert. Vous pouvez effectuer un devis en ligne sans engagement et sans laisser vos coordonnées sur notre comparateur RC Pro.

Le code APE n'est pas vraiment utile pour un chef d'entreprise car il n'a pas de valeur juridique et sert surtout pour les statistiques de l'INSEE. Cependant, il peut être utile pour savoir vers quelle convention collective se tourner. Par ailleurs, dans le cas d'appels d'offres par exemple, les prestataires sont parfois écartés si leur code APE ne correspond pas à celui exigé par le client final.

Si vous exercez plusieurs activités, le code NAF doit être celui de l'activité principale. Si le code NAF qui vous a été attribuée par l'INSEE n'est pas correct, vous pouvez envoyer un courrier de réclamation en y joignant ce formulaire de modification de code NAF 7022Z. Si votre activité a changé, vous pouvez contacter votre CFE.

Si vous êtes une société en création et que vous ne savez pas quel code NAF vous sera attribuée ou si vous n'êtes pas certain d'être bien enregistré; nous vous recommandons d'identifier une société qui a une activité similaire et regarder sous quel code NAF elle est enregistrée.

L'INSEE vous délivrera votre code d’activité en fonction de l'activité principale de votre entreprise. Vous retrouverez ensuite ce numéro sur :

Si vous démarrez l'activité de "Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion", vous devez choisir la forme juridique de votre société parmi de nombreuses possibilités.

Vous devrez également définir un objet social et faire les démarches auprès de votre CFE pour obtenir un numéro de SIREN.

L’activité 7022Z est une activité non-commerciale, par conséquent le régime est celui des bénéfices non commerciaux (BNC) et non la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec les conséquences suivantes :

Les centres de formalités des entreprises (CFE) sont des guichets uniques permettant aux entreprises de souscrire en un même lieu à l'ensemble des formalités nécessaires au démarrage de leur activité.

L'entreprise sera rattachée à l'activité artisanale si l'entreprise compte moins de 10 salariés et commerciale si l'entreprise compte 10 salariés et plus. Par ailleurs, les artisans-commerçants et les artisans qui créent une société commerciale doivent être inscrits simultanément au Registre du commerce et des sociétés et au Répertoire des métiers. 

Les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) ont été remplacés par les opérateurs de compétences (OPCO) le 1er avril 2019. Les OPCO sont donc désormais les organismes chargés de collecter les fonds de la formation continue professionnelle et de financer la formation des salariés.

Ci-après les OPCO pour les organismes de formation relevant de l'activité Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion :

En 2019 et 2020, les entreprises devaient verser à un Opérateur de compétence (OPCO) la taxe d’apprentissage due à une date fixée par décret. Depuis début 2021, la contribution est faite via l’URSSAF sur le même modèle que les cotisations de la sécurité sociale.

En tant que micro-entrepreneur de l’activité “Conseil pour les affaires et autres conseils de gestion”, les mêmes règles s’appliquent pour vous que les autres types de société. Vous avez obligatoirement un code NAF qui vous a été attribué en même temps que votre SIREN et vous avez la possibilité de le changer si il ne correspond plus à votre activité.

En revanche, la convention collective ne s’applique pas pour vous puisque vous êtes travailleur non salarié.

Les établissements de Association cabinet conseil appui et reussites

L'établissement principal est domicilié au 23 rue de l union, Aubervilliers 93300. La société possède aucun autre établissement. 0 établissement(s) ont été fermé depuis la création de la société.

Les concurrents

À Aubervilliers 93300, il y a 821 autres entreprises qui ont la même activité.

Qu'est ce qu'il y a savoir sur Aubervilliers ?

Aubervilliers est une commune française située dans la banlieue immédiate de Paris au nord, précisément dans le département de la Seine-Saint-Denis en région Île-de-France. Ses habitants sont appelés les Albertivillariens. Son identité urbaine et humaine est marquée par l’héritage de l’industrie et du travail. La ville fait partie de l'établissement public territorial Plaine Commune, au sein de la métropole du Grand Paris. Elle est limitrophe de Saint-Denis, de La Courneuve, de Pantin et des 18e et 19e arrondissements de Paris.

Géographie

Le territoire communal est situé au nord de la ville de Paris, capitale de la France. Commune du pays de France, Aubervilliers fait partie du département de la Seine-Saint-Denis en Île-de-France. La partie de la ville située à l'ouest du canal Saint-Denis constitue une partie de la Plaine Saint-Denis qui est partagée avec la commune limitrophe de Saint-Denis. La commune, située dans La Plaine Saint-Denis est bordée à l’ouest par Saint-Denis, au nord par La Courneuve, à l’est par Pantin et au sud par Paris. Elle se trouve dans l’unité urbaine et dans l’aire urbaine de Paris. Le canal Saint-Denis traverse l’ouest de la ville. Ce cours d'eau long de 6,6 kilomètres relie le canal de l'Ourcq dans le 19e arrondissement de Paris à la Seine à Saint-Denis. Il y a sur le territoire d'Aubervilliers trois écluses sur le canal : l'écluse d'Aubervilliers, l'écluse des Quatre Chemins et l'écluse des Vertus. Aubervilliers est une commune limitrophe de Paris (Porte d'Aubervilliers et Porte de la Villette), et bénéficie donc de nombreuses voies de communication, dont le Boulevard périphérique de Paris, l'autoroute A86, RD932 et RD901, qui lui donnent un accès aisé à l'ensemble du réseau routier et autoroutier francilien, ainsi qu'aux aéroports du Bourget et de Roissy. Elle est traversée par le Canal Saint-Denis, où se trouvaient autrefois d'importants ports fluviaux, la ligne ferroviaire Paris - Hirson et, autrefois, par le Chemin de fer industriel de Saint-Denis/Aubervilliers, qui desservait la Plaine Saint-Denis.

Urbanisme

Aubervilliers est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,. Elle appartient à l'unité urbaine de Paris, une agglomération inter-départementale regroupant 411 communes et 10 785 092 habitants en 2017, dont elle est une commune de la banlieue,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Paris, dont elle est une commune du pôle principal. Cette aire regroupe 1 929 communes,. Les principaux quartiers que compte la ville sont : Cité Villette (45)/Les Quatre-Chemins ; République (Lenine) ; Fusains/Presles ; La Maladrerie/Émile Dubois/Fort d'Aubervilliers ; Pont Blanc/Vallès/La Frette ; Le Landy/La Plaine-Saint-Denis/Marcreux/Pressensé (dont la ZAC Porte d'Aubervilliers et le Parc du Millénaire) ; Crèvecœur/Centre-Ville ; Firmin Gémier/Sadi-Carnot (dont le Parc Icade du Mauvin) ; Paul Bert ; Robespierre/Cochennec/Péri.Depuis 2007, l'agglomération du quartier de la Maladrerie et de la cité des 800 logements (cité du 800) forment une zone franche urbaine. Le tout forme une cité de plus de 2 000 logements. Après quarante années de tractations politiques, Aubervilliers, seule ville jouxtant Paris qui ne possédait aucune desserte de métro en centre-ville, a obtenu des pouvoirs publics en 2005 le lancement du prolongement de la ligne 12 jusqu'à la mairie. Ce prolongement prévoit la création de trois nouvelles stations. La première, Front populaire, qui se situe à la limite de Saint-Denis (Place du Front Populaire, à l'angle des rues Proudhon et Gardinoux) a ouvert le 18 décembre 2012. Au niveau de cette station devrait passer à terme un tramway, le T8, qui relie la gare Rosa-Parks à Saint-Denis, Villetaneuse et Épinay-sur-Seine. Cette partie du tramway n'est toutefois pas actuellement financée. Il faut en outre y ajouter le prolongement du T3b qui longe Aubervilliers par le sud. La station desservira notamment le parc d'activité des EMGP, célèbre pour ses nombreux studios de télévision. Le grand centre commercial Le Millénaire est ouvert à proximité en avril 2011. Aubervilliers doit bénéficier du centre international de formation des chercheurs et ingénieurs de Saint-Gobain, de la création du campus Condorcet, accueillant entre autres l'École des hautes études en sciences sociales et une partie des étudiants de la Sorbonne, le Conservatoire régional Aubervilliers-La Courneuve. Le centre ville bénéficie du Programme national de revitalisation des quartiers anciens dégradés (PNRQAD). En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 35 063, alors qu'il était de 31 294 en 2013 et de 30 218 en 2008. Parmi ces logements, 93,8 % étaient des résidences principales, 0,5 % des résidences secondaires et 5,7 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 6,3 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 90,1 % des appartements. La ville respecte largement les obligations qui lui sont faites par l'article 55 de la loi SRU de 2000, qui lui impose de disposer d'au moins 25 % de logements sociaux. Au sens du recensement, la ville disposait en 2008 de 11 019 logements sociaux en 2008 (38,9 % du parc des résidences principales), nombre qui s'est réduit à 10 781 en 2018 (32,8 %)Le tableau ci-dessous présente la typologie des logements à Aubervilliers en 2018 en comparaison avec celle de la Seine-Saint-Denis et de la France entière. Une caractéristique marquante du parc de logements est ainsi une proportion de résidences secondaires et logements occasionnels (0,5 %) inférieure à celle du département (1,1 %) mais supérieure à celle de la France entière (9,7 %). Concernant le statut d'occupation de ces logements, 22,8 % des habitants de la commune sont propriétaires de leur logement (21,9 % en 2013), contre 38,8 % pour la Seine-Saint-Denis et 57,5 pour la France entière.

Toponymie

La ville est mentionnée sous la forme latinisée Albertivillare en 1059. D'où le gentilé d'Albertivillarien pour désigner les habitants. Nom de lieu en -villiers (variante de -villier, -villers, -viller, issu du bas latin villare, dérivé de villa, ferme, village, puis ville) appellatif caractéristique de domaines agricoles de l'époque mérovingienne et carolingienne. Le premier élément est le nom de personne germanique Adalbertus qui a donné les prénoms Albert (forme savante) et Aubert (forme populaire), devenu patronyme. Homonymie avec un hameau de Seine-et-Marne, Aubervilliers et certains Auberville de Normandie (les autres s'expliquant par le nom de personne norrois Osbern > Auber, nom de famille normand).

Histoire

Comme nombre de communes de la petite couronne parisienne, cette ville a longtemps été un domaine rural. Connu autrefois sous le nom de Notre-Dame-des-Vertus, ce village est dans une plaine qui produit les meilleurs légumes des environs de Paris[réf. nécessaire]. Aubervilliers n’apparaît pas dans les archives[réf. nécessaire] avant 1060, date à laquelle Henri Ier en fait donation au prieuré Saint-Martin-des-Champs. En 1111, les serfs d’Aubervilliers sont affranchis. En 1182 le prieuré Saint-Martin-des-Champs,de Paris accorde aux bouchers de Paris le droit de faire paître gratuitement leur bétail dans les champs une fois les récoltes faites. En 1221, Guillaume Bateste, seigneur de Franconville, devient le premier seigneur du Vivier les Aubervilliers. L'église, qui dépendait au commencement du XIIIe siècle d'une des paroisses de Saint Denis, devint bientôt fameuse par les miracles qu'y opéra une image de la Vierge. En 1336, Jacques du Breul, prieur de Abbaye de Saint-Germain-des-Prés, rapporte le Miracle de la pluie : Une jeune fille occupée à parer de fleurs la statue de la Vierge dans l’église voit son visage ruisseler de larmes alors que la pluie se met à tomber sur les récoltes desséchées. En 1338, le roi Philippe de Valois et sa femme se rendirent à Aubervilliers pour visiter l'image. De 1340 à 1792, on s'y rendait en foule chaque année de Paris et de ses environs. En 1402, Michel de Laillier, seigneur d’Ermenonville devient seigneur du Vivier les Aubervilliers. En 1429, la ville est occupée par les Anglais qui est reprise par Michel de Laillier en 1436. Louis XI s'y rendit en novembre 1474, chez Pierre L’Orfèvre, nouveau seigneur du Vivier, puis en août 1478. L'image de la Vierge en plomb, que ce roi portait a son chapeau était la représentation de celle d'Aubervilliers. En 1531 la Seigneurie du Vivier lès Aubervilliers est vendue à la famille de Montholon qui la gardera jusqu’en 1779. La façade et la tour de l'église furent construites sous le règne de Henri II. Les guerres civiles que la faction des Armagnacs excita en France entraînèrent la destruction du village, mais les abondantes aumônes des nombreux pèlerins qui y arrivaient de tous côtés permirent de le rebâtir promptement. Lors des Guerres de religion, le 10 novembre 1567, la bataille de Saint-Denis a lieu dans La Plaine Saint-Denis opposant l’armée catholique d’Anne de Montmorency aux troupes protestantes de Condé. Henri IV habita Aubervilliers pendant le siège de Paris en 1590. La venue de Louis XIII en 1613, puis en 1614 et 1628, permet le développement du pèlerinage à Notre-Dame des Vertus. Jacques Gallemant, curé d’Aubervilliers, permet à une communauté d’Oratoriens de s’installer en 1618 à Aubervilliers. Ils prennent la charge de l’église et développèrent un pèlerinage important autour de la statue de la Vierge d'Aubervilliers. L’installation à partir de 1622 d’une « Maison de Notre-Dame des Vertus » des oratoriens de Jean de Bérulle, puis son extension tout au long du XVIIe siècle, fait d’Aubervilliers un important centre de la spiritualité catholique française. Des penseurs « pieux et religieux illustres » comme François de Sales, Vincent de Paul, Jean Eudes - il y restera deux ans – Jean-Jacques Ollier, Jean-Baptiste de la Salle, le philosophe Nicolas Malebranche, ou le fils du grand Racine, le poète Louis Racine, participent à son pèlerinage et y viennent en retraite. À la fin de ce siècle et dans la première moitié du XVIIIe siècle, la Maison des Oratoriens d’Aubervilliers devient une « place forte » de la dissidence janséniste. En 1649, lors de la Fronde, Aubervilliers tombe dans la misère. Les cultures sont ravagées, la mort rôde et la population baisse. On comptera 125 décès en 1652 pour une population d’environ 1 500 habitants. Toutefois le petit bourg renaîtra, car il est jusqu’au XIXe siècle peuplé d’agriculteurs. La proximité des marchés de Paris favorise la culture maraîchère, notamment dans la plaine des Vertus, célèbre pour ses choux verts (le nom des variétés Aubervilliers et Gros des Vertus en atteste), oignons des vertus et légumes divers. En 1690, les Oratoriens d’Aubervilliers prennent le parti des Jansénistes. L’existence de la ferme Mazier au 70 rue Heurtault est attestée par un document de 1699. 12 août 1787 : 1re réunion de l’assemblée municipale d’Aubervilliers. 1789 : Rédaction d’un cahier de doléances, plaintes et remontrances par Mesme Monard, curé de la paroisse, et un des leaders de la contestation chez les oratoriens. 24 janvier 1790 : élection du premier maire d'Aubervilliers, Nicolas Lemoine. 1792 : délimitation de la commune d’Aubervilliers. En 1794, un nouveau curé est nommé pour la commune : Thomas-Juste Poullard, futur évêque constitutionnel d'Autun. La plaine d'Aubervilliers fut, en 1814 puis 1815, le théâtre d'un combat sanglant entre les troupes françaises et les Prussiens, qui la prirent et reprirent plusieurs fois. Les soldats français, accablés par le nombre, furent finalement contraints de l'abandonner. Le 13 mai 1821 est mis en service le canal Saint-Denis qui facilite l'accès à Paris depuis Rouen et joue un rôle majeur dans l'urbanisation de la ville. En 1832, une épidémie de choléra décime la population. À partir de 1840 se met en place l'industrie avec l'installation d'une fabrique de savons résineux. Afin de protéger Paris (et le cas échéant, mater ses rébellions) Thiers fait édifier entre 1841 et 1844 les « Fortifications » ainsi que le fort d'Aubervilliers en 1843. Les terrains du fort et de ses dépendances sont annexés par Aubervilliers au détriment de Pantin. Le marché forain du Centre est créé en 1861. La Révolution industrielle et l’expansion de Paris changent radicalement la donne. Les industries s’installent au bord du canal Saint-Denis. Le 6 octobre 1862, le baron Georges Tom Hainguerlot commence l'exploitation des Magasins généraux à Saint-Denis, qu'il étend en 1866 à Aubervilliers. En 1866, la Société des Manufactures des glaces et produits chimiques de Saint Gobain, Chauny et Cirey acquiert la fabrique d’acide sulfurique de John Frédéric Boyd située rue du Landy. Le 12 septembre 1867, madame Lequin commence l'exploitation de la manufacture des allumettes d'Aubervilliers au lieu-dit La Motte, rue du Vivier,. À la fin de la Guerre franco-allemande de 1870, pendant le siège de Paris, l'administration municipale se réfugie dans la capitale, au 20, boulevard de Strasbourg. Au début de l'année 1877, le tramway arrive dans le centre-ville. En 1879, la boyauderie M. Jacquart s’installe. Elle est rachetée plus tard par Witt SA, un boyaudier de La Courneuve. L'ensemble des bâtiments est racheté en 1921 par les établissements Wanner, qui y fabriquent des matériaux isolants : plaques de carreaux notamment de plâtres et de lièges. Le 18 juin 1897, une fabrique de dégras (huiles et graisses industrielles) s'installe au chemin Haut de Saint-Denis à Aubervilliers et restera en activité jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. En 1898, construction d'un dépôt de tramways situé à l'angle de l'’avenue de la République, au numéro 30 et de la rue du Midi. À la fin du XIXe siècle, la vie du petit bourg est déjà intimement liée à l’industrialisation naissante. Des Belges, des Lorrains, des Alsaciens, des Bretons, des Espagnols, des Italiens et des Portugais arrivent par vagues successives. Cette capacité d’absorption et de brassage des populations caractérise l’histoire de la commune. Les ouvriers viennent habiter la banlieue, moins chère[réf. nécessaire] que la capitale. Depuis, Aubervilliers est une ville multiculturelle, où cohabitent plus de 70 nationalités[réf. nécessaire]. Pendant plusieurs décennies, les grandes industries forgeront l’identité de la ville. La Manufacture des Allumettes est marquée par les grèves de 1893 et 1895 contre la dangerosité des produits et sur la question des salaires et des retraites. Elle est reconstruite en 1902 avec sa cheminée de plus de 45 mètres de haut, qui a été conservée et classée monument historique depuis 2005. La manufacture ferme en 1962. En 1967, la Documentation française s'y installe jusqu'à fin 2010 avant que le site ne soit repris en 2015 par l'Institut national du patrimoineLe quartier des Quatre-Chemins qui chevauche la limite de territoire communal d’Aubervillers et de Pantin, était surnommé de manière péjorative « la Petite Prusse », en rapport avec les nombreux immigrés venus y travailler à la verrerie Saint-Gobain, implantée en 1866 au bord du canal. L’identité du quartier le conduit même à demander en vain un statut de commune de plein exercice, à la fin du siècle. 15-16 avril 1900, incendie de l’église. 1908, installation des émailleries Edmond Jean, boulevard Anatole-France.Pierre Laval devient maire d’Aubervilliers lors d'élections partielles en 1923. Il le restera jusqu'à la Libération de la France en août 1944. Lors de l'élection, sa liste constituée de transfuges de la SFIO, d'exclus de la Section française de l'Internationale communiste (SFIC) et de notables s'impose face à une liste de la SFIO, une liste du Parti communiste et une liste de modérés. André Guénier devient son adjoint et son éminence grise à la mairie. Son mandat est marqué par la résorption de plusieurs taudis, le nettoyage des espaces publics, la construction de plusieurs écoles et de nombreuses établissements sociaux. Au début des années 30, la municipalité refuse de scolariser les enfants des familles espagnoles et d'apporter de l'aide aux chômeurs étrangers, premières victimes de la crise économique. L'ambassadeur d'Espagne intervient auprès de Pierre Laval pour attirer son attention sur les conditions de vie misérables de ces familles. 1919 : implantation de la société Aéroplanes Henry Potez. 1927 : construction du bureau de poste principal rue Achille-Domart. 1929 : construction de 186 logements à bon marché et de quatre boutiques par la société anonyme d’HBM d’Aubervilliers, avenue Jean-Jaurès, face au fort. 1931 : construction de 110 logements à bon marché et de quatre boutiques par l’office public d’HBM d’Aubervilliers, rue de la Goutte d’Or (aujourd'hui rue André-Karman) et rue Bordier. Les travaux du stade municipal Auguste-Delaune se terminent. 1944 : la division Leclerc stationne sur la RN2. Charles Tillon devient maire. 1948 : Construction de 142 logements au Pont Blanc. 1952 : le 7 décembre, lors d'une Conférence dite d'Aubervilliers, les jeunes lettristes dissidents du mouvement d'Isidore Isou, Guy Debord, Gil J Wolman, Serge Berna et Jean-Louis Brau, dont le père est alors adjoint au maire, fondent officiellement dans un bar du quartier espagnol l'Internationale lettriste qui donnera naissance cinq ans plus tard à l'Internationale situationniste. Ils rédigent un document final tenant lieu de statuts qui est placé, après avoir été déchiré, dans une bouteille jetée dans le canal Saint-Denis tout proche et qui sera repêchée le lendemain par J.-L. Brau. 1953 : Charles Tillon démissionne, Émile Dubois le remplace ; 19 avril, construction du groupe HLM des Prés Clos ; 14 juillet, livraison de la Cité Ethel et Julius Rosenberg, avenue du Président-Roosevelt. 18 juillet 1954 : construction de 37 logements au 37 rue des Grandes-Murailles. 1957, à la suite du décès de Émile Dubois, André Karman devient maire. 1958, Construction de la cité Gabriel-Péri. 15 mai 1965, livraison de la cité Maurice-Thorez au 21 rue des Cités. 1969, construction de la cité République située 64-68 avenue de la République Dans la nuit du 1er au 2 janvier 1970, cinq Africains trouvent la mort dans un Foyer de travailleurs migrants par une asphyxie due à un chauffage de fortune. Ce drame connaît un fort retentissement et donne lieu à un vif débat sur l’immigration et les conditions de vie dans les foyers. Malgré l’appel lancé à des funérailles dans l’intimité le 10 janvier, elles furent marquées par l’irruption de manifestants de la Gauche prolétarienne et de personnalités comme Kateb Yacine, Jean-Paul Sartre et Michel Rocard. Le bidonville d’Aubervilliers fut visité deux jours plus tard par le premier ministre Jacques Chaban-Delmas, suivi le 14 janvier par un débat télévisé, contesté, des Dossiers de l’écran. Ce drame marquera durablement la représentation de l’immigration dans l’imaginaire collectif français,,. En 1972, le bidonville d'Aubervilliers situé chemin de Halage, le long du canal, près du pont de Stains disparaît complètement. La tour La Villette, construite en 1974, est un exemple d’architecture contemporaine. 1978 : Rénovation du quartier de la Maladrerie. 1979 : Inauguration des stations de métro Aubervilliers - Pantin - Quatre Chemins et Fort d’Aubervilliers. 1984 : décès d’André Karman, maire en fonction, qui est remplacé par Jack Ralite.La construction du Stade de France à Saint-Denis en 1998 a été un élément dynamisant de l’urbanisme de la Plaine Saint-Denis.Avec ses 750 hectares aux portes de Paris, la Plaine Saint-Denis couvre le tiers du territoire albertivillarien et s’étend également sur ceux de Saint-Denis et de Saint-Ouen. Depuis le début des années 2000, ce secteur, qui fut l’une des plus vastes zones industrielles d’Europe[réf. nécessaire], est en pleine mutation, et va accueillir, en 2019, le Campus Condorcet.En 2016, l'importante communauté chinoise d'Aubervilliers est la cible de violences répétées. Après la mort d'un homme des suites d'une agression, deux manifestations sont organisées en août. La troisième rassemblant entre 1 800 et 2 000 personnes réclament des mesures de sécurité renforcées,.Le 26 juillet 2018, un incendie se déclare dans une tour HLM de 18 étages du quartier Vallès-La Frette. Une mère de famille et ses trois enfants y périssent.

Politique et administration

Jusqu’à la loi du 10 juillet 1964, la commune faisait partie du département de la Seine. Le redécoupage des anciens départements de la Seine et de Seine-et-Oise fait que la commune appartient désormais à la Seine-Saint-Denis à la suite d'un transfert administratif effectif le 1er janvier 1968. De 1967 à 2015, Aubervilliers était divisée en deux cantons : le canton d'Aubervilliers-Est, qui comptait 43 592 habitants en 2012, et le canton d'Aubervilliers-Ouest, qui comptait 33 440 habitants. Depuis le redécoupage cantonal de 2014 en France, la ville forme à elle seule le canton d'Aubervilliers, dont elle est le bureau centralisateur. Aubervilliers était membre-fondateur de la communauté d'agglomération Plaine Commune, qui s'étendait sur neuf villes, et joue un rôle économique fondamental aux portes de Paris. Dans le cadre de la mise en œuvre de la volonté gouvernementale de favoriser le développement du centre de l'agglomération parisienne comme pôle mondial est créée, le 1er janvier 2016, la métropole du Grand Paris (MGP), dont la commune est membre. La Loi portant nouvelle organisation territoriale de la République du 7 août 2015 prévoit également la création de nouvelles structures administratives regroupant les communes membres de la métropole, constituées d'ensembles de plus de 300 000 habitants, et dotées de nombreuses compétences, les établissements publics territoriaux (EPT). La commune a donc également été intégrée le 1er janvier 2016 à l'Établissement public territorial Plaine Commune, qui succède à la communauté d'agglomération éponyme. Durant l'entre-deux-guerres, Aubervilliers est le fief de Pierre Laval. Depuis le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la commune d'Aubervilliers est très ancrée à gauche puisqu'elle n'a connu que des maires communistes entre 1945 et 2008, ce qui en fait une ville emblématique de la Ceinture Rouge. La ville d'Aubervilliers connaît ensuite plusieurs alternances politiques. Lors des élections municipales de 2008, le PS a provoqué une primaire au premier tour du 9 mars 2008, qu’il perdit face à la liste menée par le PCF. Malgré les accords nationaux de désistement au profit de la liste de gauche la mieux placée, la liste du PS menée par Jacques Salvator se maintint au second tour et gagna l’élection par 41,48 % des suffrages exprimés, face à la liste du maire sortant, Pascal Beaudet (PCF), à celle de l’UMP et à celle du MoDem. En mars 2011, les élections cantonales (canton Aubervilliers-Est) ont à nouveau amené Pascal Beaudet (PCF, PG, GU, NPA, Fédérés) en tête du premier tour (30,9 %) dans un contexte d'abstention record (72,3 %). La candidate socialiste se maintient à nouveau au second tour, comme en 2008. Mais cette fois-ci, Pascal Beaudet gagne l'élection au second tour (50,76 %). Les deux cantons d'Aubervilliers sont donc désormais tenus par des communistes (Jean-Jacques Karman et Pascal Beaudet). Ce retour en force des communistes se confirme en 2014 avec la défaite de Jacques Salvator au profit de Pascal Beaudet. Pascal Beaudet démissionne de son mandat de maire en 2016 et Meriem Derkaoui (PCF) lui succède,. Au second tour des élections municipales de 2020 dans la Seine-Saint-Denis, la liste UDI - LR - SL - LREM menée par la conseillère régionale Karine Franclet obtient la majorité des suffrages exprimés, avec 4 668 voix (44,54 %, 39 conseillers municipaux élus dont 2 métropolitains), devançant largement les listes menées par, : Sofienne Karroumi (DVG - GRS - RDG - GDS - G.s) — qui bénéficie de la fusion des listes du 1er tour de Marc Guerrien (PS - UDE) et de Jean-Jacques Karman (PCF dissident) — 3 289 voix (31,38 %, 8 conseillers municipaux élus) ; Meriem Derkaou, maire sortante (PCF - EÉLV - PRG - LFI) — qui bénéficie de la fusion de la liste DVG du 1er tour menée par Zishan Butt — 2 522 voix (24,06 %, 6 conseillers municipaux élus).Lors de ce scrutin, marqué par la Pandémie de Covid-19 en France et dans un contexte de division de la gauche au second tour, 63,67 % des électeurs se sont abstenus. La ville a engagé une politique de développement durable en lançant une démarche d'Agenda 21 en 2010. Beit Jala (Palestine) depuis 1997 Iéna (Allemagne) depuis 1999 Boully (Mauritanie) depuis 2004

Population et société

Liste des établissements scolaires[Quand ?] : La culture à Aubervilliers est vivante à travers un tissu associatif très riche et se déploie aussi au rythme des festivals (Banlieues bleues, Villes des Musiques du monde, Festival pour éveiller les regards). La ville s’est dotée d’un studio d’enregistrement. Le théâtre de la CommuneLe théâtre de la Commune, un des premiers centres dramatiques nationaux établis en banlieue depuis plus de trente ans, est reconnu internationalement[réf. nécessaire]. Il est aujourd’hui dirigé par Marie-José Malis. Le cinéma Le StudioOccupant le même bâtiment que le théâtre, le cinéma est également à l’honneur grâce à la salle de cinéma Le Studio classée « Art et essai » qui présente, outre ses programmes réguliers, un Festival pour éveiller les regards à l’intention du jeune public. q BibliothèquesLes Médiathèques de l'EPT Plaine Commune sont au nombre de quatre. Le théâtre équestre ZingaroPhénomène remarqué de cette dernière décennie, le théâtre équestre Zingaro, avec à sa tête Bartabas, a établi son campement au fort d'Aubervilliers. Le CAPA - Centre d'Arts Plastiques d'AubervilliersLe Centre d’Arts Plastiques d'Aubervilliers est situé dans le quartier de la Maladrerie. Il organise des expositions et des manifestations d'art contemporain, ainsi que des cours d'arts plastiques pour amateurs. Les Laboratoires d’Aubervilliers et la Villa-Mais-d’IciDernièrement ce sont les Laboratoires d'Aubervilliers et la Villa Mais d’Ici qui sont venus enrichir les infrastructures culturelles. Le conservatoire à rayonnement régional de musique, de théâtre et de danse d’Aubervilliers-La CourneuveAubervilliers dispose en partenariat avec La Courneuve d’un conservatoire de musique et de danse depuis 1974 (statut de conservatoire à rayonnement régional). Il forme 1 400 élèves à travers des disciplines musicales, vocales, théâtrales et chorégraphiques. Des productions d'Opéra sont montées régulièrement, assurant un partenariat important avec les lycées et les établissements culturels du département et de l'Île-de-France. Le Métafort d’AubervilliersDe 1998 à 2002, le projet culturel Métafort a été déployé à proximité du Fort d'Aubervilliers. Villes des Musiques du Monde Villes des Musiques du Monde est une association créée en 1997. Festival à l'automne, son action se déploie toute le reste de l'année à travers une École des Musiques du Monde et l'accompagnement d'artistes, avec un rayonnement en Seine-Saint-Denis et, plus largement, en Île-de-France. Les bureaux de l'association sont basés au Métafort d'Aubervilliers. Hôpital européen de Paris La Roseraie Centre Henri Duchêne Hôpital psychiatrique du Clos Bénard Centre de Consultations Médico-Chirurgicales de l’Orangerie Polyclinique d’Aubervilliers Centre Nautique Municipal Marlène Pératou, réalisé par les architectes Jacques Kalisz et Jean Perrotter Stade André Karman Stade Auguste Delaune Aubervilliers était un cœur de plaque ADSL France Telecom, avant que le concept de plaque ne soit abandonné.Plusieurs des serveurs adsl Orange sont à Aubervilliers. région ADSL : IDF plaque : IDF-08 département : 93 Au centre-ville s'élève l'église Notre-Dame-des-Vertus, édifiée au XVe siècle et achevée deux siècles plus tard. L'AMA, l'association des Musulmans d'Aubervilliers, fondée en septembre 2001, qui fait partie de l'union des associations musulmanes du 93; « à travers le choix de son personnel religieux, la diffusion d'un islam rigoriste fermé aux influences extérieures, quitte à laisser les imams prôner en chaire le refus de l'école publique, de ses méthodes et de ses valeurs ». Selon Julien Durand, auteur du chapitre sur Aubervilliers, cette association développe une « synthèse salafo-frériste » et « un absolutisme religieux » qui s'intègrent dans « un écosystème islamique ».

Économie

Quatrième ville du département de la Seine-Saint-Denis sur le plan économique, avec 30 000 emplois et 2 444 entreprises dans le secteur privé, Aubervilliers possède un tissu économique très diversifié. La ville dispose d’un tissu dense de PME-PMI qui représente 25 % des emplois. Ces PME côtoient des laboratoires de recherche, comme Rhodia (730 emplois) ou Saint-Gobain (400 emplois), et de grands établissements publics tels que France Télécom, la Documentation française, les services transports de La Poste, les ateliers de La Villette du Métro de Paris et un important dépôt d'autobus de la RATP. 77 % des emplois sont aujourd’hui proposés dans les services, les transports et le négoce. Les activités à caractère industriel y sont cependant présentes avec des entreprises comme les lampes Aric, les ascenseurs Thyssen, Messier-Bugatti, Cookson, France-Soir. Mais des sièges sociaux et des services administratifs de grandes entreprises s’y sont installés (Rhodia, KDI, Motul, Lapeyre-GME (3400 salariés), Zurich Assurances). De nouveaux secteurs d’activités se sont développés ces dernières années[Quand ?]: Les télécoms (Télécity, Interxion, Completel…) et les services télématiques (ATOS, FNAC Direct, Acticall…) L’audiovisuel et le cinéma (Euromédia, Carrère, Studios d’Aubervilliers, Ciné-Lumières, Téléshoping, NPA…) Le textile et la mode (Kookaï, Redskins, Hugo Boss, Afflelou…)Autre signe de cette mutation : le renforcement des activités de grossistes et d’import-export. Avec plus de 300 établissements concentrés dans les Entrepôts et Magasins généraux de Paris (EMGP) et aux abords de la Porte d'Aubervilliers (quartier de La Haie-Coq), ce secteur constitue un nouveau pôle économique en fort développement. Les importateurs de la Haie-Coq diffusent dans toute la France des produits manufacturés à bas prix de toutes sortes (textiles, montres, jouets, décoration, gadgets), provenant généralement de Chine, une importante communauté chinoise originaire de la région de Wenzhou vivant sur place. En 2016, cette communauté est estimée à plus de 10.000 personnes. La communauté grossistes d'Aubervilliers prend essentiellement sa forme par le centre de grossistes "le marché CIFA". Après l'arrivée du siège social de Veolia en 2016, la porte d'Aubervilliers doit accueillir en 2020 les artisans d'art de Chanel. En 2010, le revenu fiscal médian par ménage était de 20 742 €, ce qui plaçait Aubervilliers au 29 492e rang parmi les 31 525 communes de plus de 39 ménages en métropole. Ce chiffre est inférieur à la moyenne départementale de Seine-Saint-Denis (26 944 €). En 2019, seulement 32 % des foyers fiscaux sont imposables contre 36,9% en 2014. Malgré la présence de 32 397 emplois sur la commune, en 2017, le taux de chômage s'élève à 23,1%, chiffre très supérieur à la moyenne départementale de Seine-Saint-Denis (18,4 %) et régionale d' Île-de-France (12,5 %),,. En 2018, le taux de pauvreté de la ville s’élève à 44 %, chiffre très supérieur à la moyenne départementale (28,4 %) et régionale (15,6 %),,.

Culture locale et patrimoine

L'église Notre-Dame-des-Vertus, 1 rue de la Commune de Paris.Le centre ancien d'Aubervilliers se situe autour de l'église Notre-Dame-des-Vertus. L'église Notre-Dame-des-Vertus est édifiée au XVe siècle sur un plan rectangulaire, de type halle. La voûte de la nef est ornée d'une clé représentant la Vierge.Le clocher est érigé en 1541 sous François Ier, la façade achève l'édifice en 1628 ; Louis XIII en a décidé la construction dans le style jésuite pour manifester sa reconnaissance à la Vierge après sa victoire sur les protestants.Les vitraux, soufflés lors de l’explosion de la poudrerie du fort de La Courneuve, le 15 mars 1918, ont été refaits par l’atelier de Louis-Charles-Marie Champigneulle. Ils représentent les miracles de Notre Dame des Vertus.L'orgue dont la facture instrumentale (1770-1780) est l'œuvre de François-Henri Clicquot, constitue le seul instrument francilien du XVIIe siècle dans le département. La partie instrumentale est classée au titre des monuments historiques depuis le 30 avril 1975. Elle a été restaurée en 1990 par les facteurs d'orgues Robert Chauvin, Louis Benoist et Pierre Sarelot et l'inauguration de cette restauration a eu lieu en 1990 avec l'organiste Michel Chapuis et le haute-contre Daniel Delarue,.Ancienne manufacture des allumettes d'Aubervilliers, 124 rue Henri-Barbusse, reconstruite par la direction générale des manufactures de l’État en 1914, 1937, 1956 et 1957, ferme en 1962 et est reprise par les services techniques de la Documentation Française en 1967. Au départ de celle-ci, les installations sont utilisés par l'institut français du patrimoine et le bâtiment en façade, conçu par les architectes François Leclercq et Fabrice Dusapin, par des services municipaux.La cheminée de l'ancienne manufacture, d'une hauteur de 45 mètres, construite en maçonnerie de brique, de meulière et de pierre de taille, est préservéeL'église Saint-Paul-Sainte-Geneviève-du-Montfort, conçue par H. Vidal.La tour La Villette, construite en 1972, construite par Michel Holley et plusieurs fois réhabilitée.L’AUA (Atelier d’urbanisme et d’architecture)Au sein de l’AUA, faisant appel à la construction industrialisée et mettant en forme une architecture combinatoire et proliférante, Jacques Kalisz est l’auteur avec Jean Perrottet de deux édifices à Aubervilliers. Le centre nautique municipal construit en 1969 recourt à l’utilisation de trames orthogonales qui se superposant à 45e. Pour l’OPHLM d’Aubervilliers, ils réalisent la cité République de 1967 à 1969 au 62-64 avenue de la République, affirmant de grands volumes en béton armé aux accents brutalistes ; grand immeuble de logements à plan cruciforme aux élévations pyramidales où Jacques Kalisz s’installe en 1972,.Le quartier de La Maladrerie.Renée Gailhoustet a conçu le plan masse du quartier de La Maladrerie pour un millier de logements où existait un « quasi bidonville ». Le terrain de 9 hectares est urbanisé par la SODEDAT-93 en dix tranches de 1975 à 1984 sous la responsabilité d’architectes tels Magda Thomsen, Vincent Fidon, Katherine Fiumani, Yves et Luc Euvremer, dans l’esprit d’un lieu continu essentiellement piétonnier et variant les échelles de bâtiments en relation avec les barres et les immeubles déjà existants. Doté de « terrasses-jardins », de patios et de jardins très présents, le projet multiplie les galeries abritées et les dessertes dévolues à une libre appropriation des habitants, dans une démarche qui est aux antipodes des stéréotypes de la construction HLM, sans référence à un découpage en îlots. Outre un foyer de personnes âgées, des bureaux, des commerces, une maison de l’enfance et un centre socio-culturel (Espace Renaudie), des ateliers d’artistes qui n’étaient pas prévus au départ ont été intégrés à la composition de ce quartier,. Le lycée d'enseignement général et technique « Le Corbusier »Le lycée « Le Corbusier », 1997-2003, agrandi et reconstruit par l'architecte Pierre Riboulet. Jacques Prévert a consacré à la ville un long poème « Aubervilliers », extrait du recueil Paroles. Il a également écrit les commentaires du film Aubervilliers (1945), réalisé par Éli Lotar. La culture ouvrière a été immortalisée par le film de Marcel Carné, Le jour se lève, (1939) où Jean Gabin incarne le quotidien tragique d’un ouvrier. Durant l'hiver de 1967, René Allio a tourné une grande partie de son film L'Une et l'Autre à Aubervilliers. Jacques Sommer a consacré un recueil de poésie à la ville : La prose d’Aubervilliers, aux éditions Dumerchez. Mano Solo chante Les Chevaux d’Aubervilliers, en référence au théâtre équestre Zingaro de Bartabas. Pierre Perret a consacré une chanson à la ville Salut l’ami d’Aubervilliers. Mireille Mathieu a chanté Noël d’Aubervilliers. Michel Mallory a composé Le Cow-Boy d’Aubervilliers. Édith Piaf chante Les Neiges de Finlande texte de Henri Contet 1958 ; Aubervilliers y est faite mention. Georges Bérard écrit et Claude-Henri Vic compose Festival d’Aubervilliers, chanté et créé par Philippe Clay, et repris, entre autres interprètes, par Olivier Jeanès, Michèle Matey et Jean Siegfried. Léo Ferré évoque Aubervilliers dans ses chansons Monsieur tout-blanc et Les Cloches de Notre-Dame. Robert Ripa a chanté Les Arbres d’Aubervilliers (Havet-Lutereau), 45 t, Vogue 1959 ; chanson lauréate du Coq de la chanson française 1959. André Verchuren joue Festival d’Aubervilliers (Vic-Bérard) 45 t Visadic, instrumental à l’accordéon, reprise de la chanson de Georges Bérard et Claude-Henri Vic. Dominique Grange : Nous sommes les nouveaux partisans 45 t, Expression spontanée, chanson de lutte où Aubervilliers est tristement citée. Au printemps 2008, Danièle Thompson a tourné plusieurs scènes de son film Le code a changé à Aubervilliers. Philippe chante, en réponse au Cow-Boy d’Aubervilliers de Michel Mallory, L’Indien de Levallois, (45 t MF) 1974. Christiane Gaud et Bernard Pisani chantent avec Les Petits Chanteurs d’Aubervilliers, 45 t Auvidis 1978. L’Accordéon-Club d’Aubervilliers à travers le monde, 33 t DISC B.S, 1978. Les Petits Chanteurs d’Aubervilliers et la Chorale Jean-Baptiste de La Salle de Saint-Denis, (33 t, Tout autour du monde… PRES 1984. Reynaldo Hahn : Ciboulette, opérette en 3 actes, 1923, livret de Robert de Flers et Francis de Croisset, dont le troisième tableau (acte 2) se situe à l’« intérieur d’une ferme à Aubervilliers » en 1867. L’héroïne éponyme, Ciboulette, est la fille de maraîchers locaux. Le logotype de la commune d’Aubervilliers est apposé sur les documents officiels jusqu’aux véhicules municipaux. On y retrouve le nom de la commune encadré par le soleil et la lune, pour signifier que « cette ville est un lieu de vie intense, où l’on travaille, où l’on a des amis, des enfants où l’on dort également ». Les couleurs rouge et jaune sont reprises des anciennes armoiries d’Aubervilliers—présentant un soleil et un lion passant associés aux armes de France—conservées aux Archives nationales sur un sceau ovale gravé en 1790 par l’assemblée municipale qui fut retenu par la Commission d’héraldique urbaine de la Seine en 1942 mais auquel on préféra le blason actuel.

Pour approfondir

Maurice Foulon et Léo Demode (préf. Pierre Laval, maire d'Aubervilliers), Le Vieil Aubervilliers avant 1789 : Notes d’histoire locale, Clermont-Ferrand, Imprimerie Mont-Louis, 1929, 242 p., in-8° — avec une suite parue en 1935 : Maurice Foulon et Léo Demode (préf. Pierre Laval, maire d'Aubervilliers), Aubervilliers sous la Révolution et l’Empire : Notes d'histoire locale, Clermont-Ferrand, Imprimeries Mont-Louis, 1935, 220 p., in-8° Jacques Grossard, Huit villes à découvrir en Île-de-France : Plaine Commune, Neuilly-sur-Seine, Vendredi Treize éditions, coll. « Urban’s guide », 2007, 96 p. (ISBN 978-2-9530241-0-4, présentation en ligne) Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. I : Des origines aux guerres de religion, Aubervilliers, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers, 1988, 96 p. Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. II : Des guerres de religion à la Fronde, Aubervilliers, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers, 1991, 112 p. Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. III : Sous le règne de Louis XIV, 1653–1715, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain, 1993, 111 p. Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. IV : Un siècle de bouleversements, 1715–1815 (1re partie) : De la royauté à la république, 1715–1794, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain, 1998, 317 p. Jacques Dessain, Aubervilliers à travers les siècles, t. V : Un siècle de bouleversements, 1715–1815 (2e partie) : Le Pouvoir des propriétaires, 1794–1815, Aubervilliers, Louisette et Jacques Dessain, 2002, 189 p. Jacques Dessain, Chroniques d'Aubervilliers : 1815-1848 : Le village s'agrandit, Saint-Denis, Louisette et Jacques Dessain / Les Ateliers de Saint-Denis, 2005, 80 p. Jacques Dessain, Heurs et Malheurs des curés d’Aubervilliers, Saint-Denis, Louisette et Jacques Dessain, 2008, 46 p. Léon Bonneff (préf. Henry Poulaille), Aubervilliers : Roman, Saint-Denis, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers/Le Vent du ch'min, 1949 (1re édition, l'amitié par le livre), 291 p. Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers, Aubervilliers, notre village : Promenade « rétro » à Aubervilliers ou Du temps où nos parents étaient petits, Aubervilliers, Société de l’Histoire et de la Vie à Aubervilliers, 1985, 109 p. Jacques Dessain, Claude Fath et Jean-Jacques Karman, Histoire des rues d’Aubervilliers, Aubervilliers, Journal d'Aubervilliers, publication de 1984 à 1987, 288 p., 3 tomes Jacques Dessain, Les Oratoriens à Aubervilliers (1618-1792), Paris et Île-de-France. Mémoires publiés par la Fédération des sociétés historiques et archéologiques de Paris et de l'Ile-de-France, 1997, no 48, p. 257-269 Anne Lombard-Jourdain, La Plaine Saint-Denis : 2000 ans d'histoire, Paris, 1994, C.N.R.S. Éditions, 212 p. Liste des communes de la Seine-Saint-Denis Site de la mairie « Dossier complet : Commune d'Aubervilliers », Recensement général de la population de 2018, INSEE, 28 février 2022 (consulté le 17 mars 2022).« Aubervilliers », Ministère de la cohésion des territoires et des relations avec les collectivités territoriales, 18 mars 2022.« Aubervilliers » sur Géoportail. « Commune d'Aubervilliers », Atlas de l’architecture et du patrimoine de Seine-Saint-Denis (consulté le 24 décembre 2018).