La société du jour: Mulhouse sud alsace handball

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Mulhouse sud alsace handball

La société Mulhouse sud alsace handball a été créée le 1/9/1990, soit 32 années d'activités. Le siège de la société est basé à MULHOUSE 68200. Elle possède un seul établissement. Son dernier bilan date du 20/5/2017. Mulhouse sud alsace handball a choisi le statut juridique Association de droit local (Bas-Rhin, Haut-Rhin et Moselle). Elle opère sous le code NAF 85.51Z et évolue dans le secteur .

Association de droit local, c'est quoi ?

En droit français des associations, une association de droit local alsacien-mosellan est une association ayant son siège social dans l'un des départements d'Alsace-Moselle et qui, de ce fait, ne relève pas de la loi du 1er juillet 1901 mais des articles 21 à 79-III du code civil local entrés en vigueur le 1er janvier 1900 et éventuellement des autres dispositions de ce droit local pouvant lui être appliquées. Le cadre législatif d'une association de droit local, diffère donc de celui d'une association loi de 1901, ce qui conduit de nombreuses associations à établir leurs sièges sociaux dans les départements concernés sans nécessairement y exercer leur activité principale . La loi d'Empire allemand de 1908 (composée de neuf articles), qui sert parfois à dénommer improprement les associations de droit local, est en fait un texte concernant essentiellement les associations politiques. Elle a été abrogée en 2003 et ses dispositions ont été réparties entre divers autres textes, en particulier le code général des impôts et le code civil local. Les religions non soumises au concordat en Alsace-Moselle sont libres de s’organiser selon ce statut juridique protecteur d'association de droit local qui offre une grande capacité juridique.

Création d'une association de droit local

Sept membres fondateurs sont nécessaires pour créer une association. Ce nombre n'est pas nécessaire au cours de la vie de l'association ; par contre, si le nombre de membres passe sous trois, elle perdra sa capacité juridique (voir ci-dessous). Ces membres fondateurs doivent signer les statuts de l'association. L'association n'a pas de déclaration à faire à la préfecture ou sous-préfecture mais doit demander son inscription au registre des associations tenu par le tribunal d'instance du siège de l'association. Un double contrôle est alors effectué par la justice (sur la forme) et par la préfecture (sur le fond) et cette inscription peut être refusée par le préfet en six semaines maximum. Ce contrôle porte tout particulièrement sur l'objet de l'association qui doit être en harmonie avec l'ordre public, les lois pénales et les bonnes mœurs. La publicité légale de cette inscription se fait par les journaux locaux ayant une rubrique de publications légales (et non par le JORF). Du fait du contrôle juridique, l'inscription sur le registre des associations tenu au tribunal d'instance donne à l'association la pleine capacité juridique. Par là même, elle peut dans certains cas avoir des activités à but lucratif (redistribution des bénéfices entre les membres) à condition de ne pas faire de concurrence directe à une entreprise ; elle peut alors être inscrite à une chambre de commerce ou de métiers et soumise à l'impôt sur les sociétés. Le décret no 2009-1693 du 29 décembre 2009 a confirmé, pour ce qui concerne l'Alsace-Moselle, la compétence du tribunal d’instance en matière de tenue du registre des associations.

Principales particularités

Différentes dispositions contenues dans les articles 21 à 76 du droit local contiennent des précisions sur le fonctionnement ou l'organisation de l'association (contrairement à la loi de 1901 qui n'impose rien) comme : la représentation judiciaire et extrajudiciaire de l'association ; la désignation de la direction par l'assemblée des membres ; la révocation des dirigeants ; les modalités de prises de décisions par la direction ou l'assemblée générale ; le pouvoir de décision d'une assemblée générale et son champ de compétence ; les modalités et la procédure de modification des statuts ; le retrait du droit de vote d'un membre lorsque la résolution devant être votée a pour objet un acte juridique entre lui et l'association ; la non-cessibilité ni transmissibilité de la qualité de membre ; les modalités de dissolution de l'association par les membres ; la présence dans les statuts de dispositions obligatoires.Le droit local ne comporte pas (contrairement à la loi de 1901) : de dispositions imposant la tenue d'un registre spécial ni de registre des délibérations ; de délai de déclaration des modifications statutaires mais ces modifications ne sont applicables que si elles ont été enregistrées au tribunal d'instance ; de sanctions pour le cas où ces modifications ne seraient pas déclarées (cette sanction est inutile puisque la modification n'est pas opposable aux membres et aux tiers tant qu'elle n'a pas été enregistrée).Les associations de droit local sont de plus en plus soumises au droit général à mesure que les lois et règlements du droit général sont votés ou décidées car ces textes comportent maintenant systématiquement une disposition ou un article prévoyant que cette loi ou ce règlement est applicable aux associations relevant du droit local. C'est ainsi le cas pour les instructions fiscales de 1998 et 1999 relative à la notion de non-lucrativité et aux conséquences fiscales. Pendant quelque temps, ce statut a paru plus avantageux que celui de la loi de 1901 et il est arrivé que des associations aient créé leur siège social dans l'un de ces trois départements pour bénéficier de ce statut. Cela se raréfie puisque les dispositions législatives ou réglementaires du droit général s'étendent de plus en plus aux associations relevant du droit local.

Reconnaissance d'utilité publique

La loi de 1901 prévoit, par ses articles 8 à 13 et pour les associations de droit général, la procédure de reconnaissance d'utilité publique. Il n'en est rien dans le code civil local. Afin de contourner le problème sans modifier la législation, l'article 80 de la loi de finances pour 1985 a prévu la reconnaissance d'utilité publique, non pas des associations elles-mêmes, mais de leur mission. Le décret no 85-1304 du 9 décembre 1985 en fixe les modalités d'application. Ainsi, une association désirant que sa mission soit reconnue d'utilité publique doit en faire la demande auprès du préfet du département concerné. Ses statuts doivent cependant exprimer un but non lucratif et un objet limité aux mêmes domaines que dans le droit général : philanthropique, éducatif, scientifique, social, familial ou culturel. Le préfet, ayant demandé l'avis du tribunal administratif de Strasbourg, statue sur la demande. Si adéquat, il arrêtera la reconnaissance d'utilité publique qui sera publiée au JORF et inscrite en complément de l’inscription initiale au tribunal d'instance compétent. Cette reconnaissance d'utilité publique déconcentrée diffère quelque peu de celle du droit général : à titre d'exemples, les associations locales ne peuvent pas bénéficier (en 1988) : du droit de se constituer partie civile dans certains cas ; de la mise à disposition de fonctionnaires territoriaux.La procédure d'agrément introduite dans le droit local ne concerne en fait que les dégrèvements fiscaux.

Références

Bibliographie

IDLAM, Le Guide du droit local, IDLAM, 2002, 3e éd. (ISBN 978-2-908484-15-1) Dominique Dagorne et Laurence Grisey Martinez, Associations d'Alsace-Moselle : Conseils pratiques, Strasbourg, IDLAM, avril 2005, 79 p. (ISBN 978-2-908484-14-4, BNF 40109631) Jean Joho, Guide pratique des associations d’Alsace-Lorraine, Colmar, J. Joho, 2005, 9e éd., 506 p. (ISBN 978-2-909379-12-8, BNF 37048980)

Liens externes

Institut du Droit Local Alsacien-Mosellan (IDLAM) : l'organisme documentaire du droit local (association à mission d'utilité publique depuis 1995) Texte de loi des Associations de droit local Alsacien-Mosellan (sur le site IDLAM) Application et applicabilité des textes en Alsace Moselle Différences entre les associations inscrites de droit local et les associations régies par la loi 1901 Démarche pour la création d'une association au Tribunal d'Instance de Metz Portail des associations Portail du droit français Portail de l’Alsace Portail de la Moselle

85.51Z -

Le code APE - NAF 8551Z est unique et implique des droits et obligations spécifiques. A ce jour, 66702 sociétés sont immatriculées sous ce code qui concerne 10491 salariés, essentiellement des éducateurs et des coachs sportifs.

Nous avons épluché l'ensemble des textes de loi pour que vous sachiez tout sur le code APE - NAF 8551Z : obligations, organismes de formations, conventions collectives applicables et assurances obligatoires.

La définition précise de l'activité du code APE ou NAF 8551Z est : "Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs".Lors de la création d'une société, le centre des formalités des entreprises recueille des informations sur votre société, qui seront transmises à l'INSEE. C'est cet organe de classification qui vous attribuera un des 732 codes présents dans les branches professionnelles en France. Même s'il n'y a pas de liste de métiers définie pour l'activité Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs, les salariés de cette branche sont essentiellement des éducateurs et des coachs sportifs.

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La convention collective nationale (CCN) applicable est choisie par l'employeur en fonction de l'activité principale de l'entreprise. Un même code NAF peut regrouper plusieurs conventions, donc cet identifiant n'est pas toujours suffisant pour déterminer la convention collective applicable.

L'Identifiant de la Convention Collective (IDCC) d'une société est défini par le Ministère du travail, et permet de numéroter l'ensemble des conventions collectives applicables (il y en plus de 1000).

Ce sont les conventions collectives et les accords branche qui vont déterminer les principaux droits et devoirs du salarié : grille de salaire, préavis en cas de démission, congés payés, période d'essai, horaire de travail, couverture et prix de la mutuelle entreprise.

Le code APE n'est pas vraiment utile pour un chef d'entreprise car il n'a pas de valeur juridique et sert surtout pour les statistiques de l'INSEE. Cependant, il peut être utile pour savoir vers quelle convention collective se tourner. Par ailleurs, dans le cas d'appels d'offres par exemple, les prestataires sont parfois écartés si leur code APE ne correspond pas à celui exigé par le client final.

Si vous exercez plusieurs activités, le code NAF doit être celui de l'activité principale. Si le code NAF qui vous a été attribuée par l'INSEE n'est pas correct, vous pouvez envoyer un courrier de réclamation en y joignant ce formulaire de modification de code NAF 8551Z. Si votre activité a changé, vous pouvez contacter votre CFE.

Si vous êtes une société en création et que vous ne savez pas quel code NAF vous sera attribuée ou si vous n'êtes pas certain d'être bien enregistré; nous vous recommandons d'identifier une société qui a une activité similaire et regarder sous quel code NAF elle est enregistrée.

L'INSEE vous délivrera votre code d’activité en fonction de l'activité principale de votre entreprise. Vous retrouverez ensuite ce numéro sur :

Si vous démarrez l'activité de "Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs", vous devez choisir la forme juridique de votre société parmi de nombreuses possibilités.

Vous devrez également définir un objet social et faire les démarches auprès de votre CFE pour obtenir un numéro de SIREN.

L’activité 8551Z est une activité non-commerciale, par conséquent le régime est celui des bénéfices non commerciaux (BNC) et non la catégorie des bénéfices industriels et commerciaux (BIC), avec les conséquences suivantes :

Les centres de formalités des entreprises (CFE) sont des guichets uniques permettant aux entreprises de souscrire en un même lieu à l'ensemble des formalités nécessaires au démarrage de leur activité.

L'entreprise sera rattachée à l'activité artisanale si l'entreprise compte moins de 10 salariés et commerciale si l'entreprise compte 10 salariés et plus. Par ailleurs, les artisans-commerçants et les artisans qui créent une société commerciale doivent être inscrits simultanément au Registre du commerce et des sociétés et au Répertoire des métiers. 

Les organismes paritaires collecteurs agréés (OPCA) ont été remplacés par les opérateurs de compétences (OPCO) le 1er avril 2019. Les OPCO sont donc désormais les organismes chargés de collecter les fonds de la formation continue professionnelle et de financer la formation des salariés.

Ci-après les OPCO pour l'organisme de formation relevant de l'activité Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs :

En 2019 et 2020, les entreprises devaient verser à un Opérateur de compétence (OPCO) la taxe d’apprentissage due à une date fixée par décret. Depuis début 2021, la contribution est faite via l’URSSAF sur le même modèle que les cotisations de la sécurité sociale.

En tant que micro-entrepreneur de l’activité “Enseignement de disciplines sportives et d'activités de loisirs”, les mêmes règles s’appliquent pour vous que les autres types de société. Vous avez obligatoirement un code NAF qui vous a été attribué en même temps que votre SIREN et vous avez la possibilité de le changer si il ne correspond plus à votre activité.

En revanche, la convention collective ne s’applique pas pour vous puisque vous êtes travailleur non salarié.

Les établissements de Mulhouse sud alsace handball

L'établissement principal est domicilié au 3 rue de thann, Mulhouse 68200. La société possède aucun autre établissement. 1 établissement(s) ont été fermé depuis la création de la société.

Les concurrents

À Mulhouse 68200, il y a 187 autres entreprises qui ont la même activité.

Qu'est ce qu'il y a savoir sur Mulhouse ?

Mulhouse (/myluz/) est une commune française située dans la collectivité européenne d'Alsace. Elle est la première commune du Haut-Rhin en nombre d'habitants, la deuxième d'Alsace (après Strasbourg) et la quatrième agglomération du Grand Est. 56 % des habitants de l'agglomération résident dans sa banlieue, provoquant une importante et croissante mobilité pendulaire. Son aire d'attraction couvre 410 254 habitants,(53 % de la population du Haut-Rhin) et sa zone d'emploi regroupe 431 337 habitants. « Archétype de la ville fabriquée par les flux migratoires » depuis la révolution industrielle, c'est une ville très cosmopolite. Avec près de 42 % de ses habitants âgés de moins de 30 ans, Mulhouse est une des grandes villes de France métropolitaine qui a la plus forte proportion de jeunes. La cité est proche de l'Allemagne et de la Suisse, avec qui elle entretient des liens importants. De ces liens est issu l'aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg (EuroAirport), le plus important du Grand Est. Sur le plan des transports elle est également connectée au réseau de TGV, dispose de lignes de tramway et fait partie des agglomérations ayant l'obligation de mettre en place une zone à faibles émissions avant le 31 décembre 2024. Fondée selon la légende autour d'un moulin à eau, Mulhouse fut longtemps une cité-État qui devint en 1347 la République de Mulhouse (Stadtrepublik Mülhausen). À coups d'alliances, elle affirma son indépendance à l'égard du Saint-Empire à la fin du XVe siècle, puis adopta les idées de la Réforme protestante par l'instauration du calvinisme comme religion d'État. Propulsée dans l'aventure industrielle en 1746 et réunie à la France en 1798, elle devint un des premiers pôles industriels d'Europe et fut longtemps surnommée le « Manchester français ». En 1812, la filature dite « vieux DMC » est construite et fut longtemps un des symboles de la Révolution industrielle en Europe,, avant sa démolition en 2013. En 1904, c'est le Nord de l'agglomération qui se lança dans l'exploitation minière. Cet important passé industriel forgea l'identité de la cité. Du fait de la présence de l'industrie spatiale, Mulhouse est membre de la communauté des villes Ariane. Cette identité industrielle se traduit surtout culturellement, Mulhouse possède ainsi le plus grand musée de l'automobile du monde : le musée national de l'Automobile qui contient la célèbre collection Schlumpf. Le musée Electropolis est le plus important d'Europe à être consacré à l'énergie électrique.La Cité du train est le plus grand musée ferroviaire européen. Moins spectaculaire, le très emblématique « Musée de l'impression sur étoffes » montre une collection de tissus, de broderies, d'objets divers témoins du passé textile de la ville. Cette concentration fait de Mulhouse la « capitale européenne des musées techniques »,. La ville conserve de manière vivace certaines de ses traditions urbaines préindustrielles, notamment son carnaval ainsi que la pratique des fresques urbaines et des trompes l'œil qui ornent ses bâtiments anciens et laisse aujourd'hui place au street art sur les bâtiments modernes perpétuant cette tradition séculaire. La ville est labellisée ville d'art et d'histoire. Mulhouse a vu naître et grandir le capitaine Alfred Dreyfus, dont l'affaire coupa en deux la France entière. C'est aussi la ville natale du grand mathématicien Jean-Henri Lambert, du cinéaste William Wyler qui marqua l'âge d'or d'Hollywood et d'Alfred Werner, prix Nobel de chimie en 1913. Enfin, les volcanologues Katia et Maurice Krafft furent également des Mulhousiens de renom. Terre de la Réforme, Mulhouse accueille en son cœur le temple Saint-Étienne qui est l'édifice protestant le plus haut de France. La ville est souvent surnommée la « cité du Bollwerk », qui signifie bastion en allemand. Il reste en effet un bastion, épargné lors de la suppression des fortifications de la ville au début du XIXe siècle. Il en est devenu un des symboles.

Géographie

L'agglomération mulhousienne s'est développée dans l'extrême sud de la plaine d'Alsace, dans un espace situé entre les Hautes-Vosges à l'ouest, le Rhin à l'est et les collines du Sundgau annonçant le Jura au sud. La région mulhousienne est ouverte sur le reste de l'Alsace et sur l'espace rhénan au nord, ainsi que dans sa partie sud-ouest qui la relie au reste de la France par la trouée de Belfort. Elle est située au niveau du 47e parallèle nord. Le climat mulhousien correspond à un climat semi-continental d'abri lié à la position de la ville dans la plaine d'effondrement. L'ensoleillement annuel moyen est plutôt bon, les précipitations annuelles moyennes sont plus élevées que dans le bassin potassique et l'amplitude thermique annuelle moyenne est l'une des plus élevées de France. Ainsi, les hivers sont plutôt froids avec de nombreux jours de gel et un peu de neige (bien que cette dernière puisse parfois tomber en quantité importante). À l'inverse, les étés sont chauds et orageux avec des températures pouvant parfois se montrer caniculaires. Le 13 août 2003, plus de 39 °C ont été enregistrés à la station météo de l'aéroport international de Bâle-Mulhouse-Fribourg. Ayant une position géographique particulière, des variations existent entre les quartiers de la ville. Le nord et l'est de Mulhouse sont ouverts sur le bassin potassique et bénéficient déjà de la protection naturelle que permettent le massif des Vosges et la Forêt-Noire avec des précipitations plus irrégulières, moins abondantes, peu de vent. Le sud et l'ouest de la ville sont quant à eux ouverts sur la trouée de Belfort. Ce secteur n'est protégé par aucun massif, les précipitations sont plus abondantes, le vent souffle davantage et les chutes de neige sont plus importantes. La station météorologique de Météo-France installée sur la commune et mise en service en 1955 permet de connaître en continu l'évolution des indicateurs météorologiques. Le tableau détaillé pour la période 1981-2010 est présenté ci-après. Valeurs remarquables pour Bale Mulhouse (Période 1782-2018) Tempêratures extrêmes : −31 °C relevés le 31 décembre 1788 39,1 °C relevés le 13 août 2003 Gelée d'automne la plus précoce : 15/9 avec −0,2 °C en 1931 Gelée de printemps la plus tardive : 14/5 avec −0,1 °C en 1935 Année la plus chaude : 12,2 °C en 2014 Année la plus froide : 8,4 °C en 1956 Mois le plus chaud : 23,8 °C en 8/2003 Mois le plus froid : −9,7 °C en 2/1956 Année la plus sèche : 462,2 mm en 1949 et 1949 Année la plus pluvieuse : 1 207,9 mm en 1939 et décembre 1939 Mois le plus sec : 1,5 mm en février 1921 Mois le plus pluvieux : 216,1 mm en novembre 1950 Année la plus grise : 1 545,4 h en 1994 Année la plus ensoleillée : 2 260 h en 2003 Mois le plus gris : 27,3 h en décembre 1993 Mois le plus ensoleillé : 335,3 h en juillet 2006 Mois le plus excédentaire à la norme : +6,3 °C en juin 2003 Mois le plus déficitaire à la norme : −12,6 °C en février 1956Mulhouse est située à 47° 44′ 58″ de latitude nord et à 7° 20′ 24″ de longitude est et fait donc partie des villes les plus à l'est de la France métropolitaine. Le soleil s'y lève ainsi plus tôt que dans le reste du pays et l'écart entre le jour le plus long et le jour le plus court de l'année s'élève à 7 heures et 41 minutes. Cet écart induit une variation d'ensoleillement importante selon la période de l'année. L'ensoleillement moyen de 1 863 h/an est donc à replacer dans ce contexte. Le territoire de la commune se situe au sein de la plaine d'Alsace. Ce fossé rhénan d'effondrement, séparant le massif des Vosges à l'ouest de celui de la Forêt-Noire à l'est, est né il y a 65 Ma à l'occasion de l'érection des Alpes. Des fissures orientées Nord-Sud se formèrent alors ; la partie médiane s'effondra et fut envahie par la mer à l'Éocène supérieur (vers -35 Ma) et à l'Oligocène inférieur (Rupélien, vers -30 Ma). D'abord comblée par des dépôts marins qui recouvrirent le socle hercynien, la plaine accueillit le cours du Rhin qui y déposa ses alluvions fluviatiles, il y a un million d'années seulement. Le bassin potassique est situé à la limite nord de la commune et le bassin houiller stéphanien sous-vosgien s'étend à quelques kilomètres au sud-ouest. Mulhouse est avant tout un espace urbain fortement artificialisé. Il ne reste que peu d'enclaves naturelles : le bois du Tannenwald, une partie des berges de l'Ill ou de la Doller etc. Les jardins tant publics que privés constituent une part importante des espaces verts de la ville. Une biodiversité urbaine profite particulièrement des divers espaces délaissés de la ville : bords de voie rapide ou de chemin de fer, friches et autres terrains à l'abandon. Dans ces lieux, une végétation de plantes rudérales (quelquefois exotiques) permet à une petite faune de prospérer en relative quiétude : insectes, petits reptiles, oiseaux et petits mammifères.

Urbanisme

Mulhouse est une commune urbaine, car elle fait partie des communes denses ou de densité intermédiaire, au sens de la grille communale de densité de l'Insee,,,. Elle appartient à l'unité urbaine de Mulhouse, une agglomération intra-départementale regroupant 20 communes et 247 044 habitants en 2019, dont elle est ville-centre,. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Mulhouse, dont elle est la commune-centre. Cette aire, qui regroupe 132 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants,. L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires artificialisés (95,2 % en 2018), en augmentation par rapport à 1990 (89,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : zones urbanisées (57,2 %), zones industrielles ou commerciales et réseaux de communication (34,7 %), espaces verts artificialisés, non agricoles (3,3 %), terres arables (2,7 %), forêts (2,1 %). L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui). La commune de Mulhouse, ville-centre de l'unité urbaine de Mulhouse s'étend sur 22,18 km2 et rassemble 108 312 habitants, soit 44 % de la population de son unité urbaine. Sa densité de population s'élève à 4 885 hab./km2, soit bien plus que celle de la commune de Strasbourg dans le Nord de la région. L'altitude de la commune varie entre 232 mètres et 338 mètres. Au cœur se trouve l'hypercentre (centre-ville) avec une dimension davantage commerciale dans sa partie sud qui correspond à la vieille ville et assurant les fonctions de commandement dans sa partie nord en regroupant notamment les administrations, les tribunaux, la Porte Jeune (centre névralgique de l'agglomération), la cité administrative Coehorn, la mairie, le siège de Mulhouse Alsace Agglomération, des sièges d'entreprises. En s'éloignant de l'hypercentre, on trouve des quartiers à dominante résidentielle comme Dornach, Bourtzwiller ou le Rebberg dont l'habitat plus souvent composé de maisons individuelles, se rapproche davantage des communes composant la banlieue. Le site de la ville se trouve au débouché de l'Ill qui quitte les collines du Sundgau avant de couler vers le nord, en direction de Colmar puis de Strasbourg, et le début méridional de la plaine d'Alsace. La Doller (rivière vosgienne) rejoignant l'Ill tout au nord de la ville. L'espace est plutôt plat encadré au sud par les dernières collines sundgauvienne : Rebberg, Illberg etc. Les premières traces d'une petite localité remonte à l'époque carolingienne. C'est au début du XIII° siècle, sous Frédéric Barberousse, avec la construction d'une enceinte, que l'on peut véritablement parler de ville. Cette Mulhouse médiévale originelle, était entourée de bras de l'Ill qui avait été divisée, en amont de la cité, en plusieurs canaux (Graben), rejoints en chemin, de ruisseaux dérivés de la Doller (Steinbaechlein etc...) qui formaient un rempart aquatique en sus des fortifications. Le plan de la ville ressemble alors à une amande partagée entre une ville basse centrée autour de l'actuelle place de la Réunion et une ville haute moins dense (jardins, vergers). Pendant plusieurs siècles, la ville ne sortira pratiquement pas de son noyau de départ. De nombreux quartiers de la ville ont gardé le nom de lieux-dits antérieurs à l'urbanisation. Presque exclusivement de langue allemande (traduits quelquefois en français), ces noms décrivent un espace agricole ou un milieu naturel. Quelques exemples : le Rebberg (colline aux vignes), Nordfeld (champs du nord), Hasenrain (pente aux lièvres), l'Illberg (colline de l'Ill), etc... En 2018, le nombre total de logements dans la commune était de 58 138 alors qu'il était de 55 668 en 2008. Parmi ces logements, 82,3 % étaient des résidences principales, 1,8 % des résidences secondaires et 15,9 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 12,9 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 86,1 % des appartements . La proportion des résidences principales, propriétés de leurs occupants était de 33,6 %, en baisse par rapport à 2008 (35,9 %). La part de logements HLM loués vides était de 23,7 % contre 21 %, leur nombre étant en hausse 11 316 contre 10 160 Le territoire communal est très fortement urbanisé, l'espace disponible vierge est faible. Pour son Plan local d'urbanisme (PLU), la ville de Mulhouse se doit d'utiliser pour ses aménagements urbains futurs, avant tout, des terrains qui sont a réemployer. La déprise de l'activité industrielle de ces dernières décennies a rendu de nombreux espaces disponibles. Ces friches industrielles (DMC, Fonderie, etc.) possèdent un parc important de bâtiments dont le devenir est très varié : de la réutilisation sous diverses formes à la démolition complète. La ville veut également rendre le cadre de vie plus agréable : mise en avant des espaces verts avec en particulier le projet « Mulhouse Diagonales », le développement des mobilités douces, l'amélioration du bâti existant etc. Mulhouse veut entrer dans le concept de « ville du quart d'heure » développé par le chercheur Carlos Moreno. Mulhouse bénéficie d'une situation géographique privilégiée, qui en fait un important carrefour européen, à l'intersection de quelques-uns des principaux axes de communication du continent. En effet, l'agglomération est située sur l'axe Allemagne-Lyon-Méditerranée et sur la ligne ferroviaire à grande vitesse Rhin-Rhône. De par sa proximité avec l'Allemagne et la Suisse, la ville se devait, dès les années 1970, de se doter d'un réseau autoroutier digne d'une région tri-nationale. Elle a par la suite développé davantage son réseau de transport urbain en se dotant de plusieurs lignes de tramway, d'une ligne de tram-train et de vélos en libre service.

Toponymie

Le nom Mulhouse est l'adaptation française du nom Mülhausen en allemand (Mühl : moulin et Hausen : maisons), soit les maisons du (ou au) moulin,. En l'an 803, la cité apparaît sous le nom de Mulinhuson. De l'an 1347 à 1798, elle est connue sous le nom de Stadtrepublik Mülhausen (littéralement : république urbaine ou ville-république de Mulhouse), traduit couramment en français par république de Mulhouse. Lorsque la Stadtrepublik signe son traité de Réunion, son nom n'est dans un premier temps pas francisé et elle devient la commune française de Mulhausen. En 1848, son nom est francisé pour devenir Mulhouse. Le nom allemand est toujours utilisé dans les pays germaniques, de même qu'en Alsace sous sa forme dialectale. De 1871 à 1918, les autorités impériales allemandes la rebaptisent Mülhausen im Elsass pour la distinguer de son homonyme Mühlhausen en Thuringe. Elle reprend son nom francisé lorsque l'Alsace-Lorraine réintègre la république française en 1919. La ville est appelée Mìlhüsa en alsacien.

Histoire

Les environs de Mulhouse sont habités depuis le Paléolithique mais le site même qu'occupe la ville aujourd'hui ne présentait pas assez d'avantages pour qu'une agglomération s'y constituât. Des restes préhistoriques ont été retrouvés aux alentours de Ferrette, de Bollwiller, d'Eguisheim et dans la grotte d'Oberlag dans le Sundgau. Ils datent du Paléolithique supérieur, en particulier du Magdalénien. Les recherches archéologiques ont détecté une présence humaine sur les collines autour de Mulhouse vers 5000 av. J.-C. Au IIe millénaire av. J.-C., les Celtes arrivèrent en Alsace. L'oppidum du Britzgiberg, situé au sud de Mulhouse fut aménagé par les Celtes au VIIe siècle av. J.-C., durant la période de Hallstatt. Du Ve siècle au Ier siècle av. J.-C., l'Alsace était divisée entre deux tribus celtes : les Séquanes au sud et les Médiomatriques au nord plus ou moins supplantés par les germano-celtes triboques. Les Alamans mirent en place une confédération de petits royaumes appelée royaume alaman. Alaman signifie « Tous les hommes ». L'Alémanie est christianisée aux alentours du VIIe siècle. Les Alamans furent évincés progressivement par les Francs, puis définitivement en 746 avec le procès de Cannstatt. On ne sait pas précisément à quel moment Mulhouse a été fondée ; l'incendie de l'hôtel de ville en 1551 fit disparaître la majorité des archives retraçant l'histoire de la ville avant cette date. Les sources externes à la cité sont donc les principales références pour connaître son histoire avant le XVIe siècle. Ce mystère a donné naissance à des interprétations légendaires la situant autour d'un moulin à eau et durant un conflit militaire. Une chose est sûre, Mulhouse naquit sur les bords de l'Ill, sur un site sujet aux inondations mais propice à l'installation de moulins à eau. Une réelle activité économique fut lancée grâce sa position centrale entre Jura, Vosges et Forêt-Noire alliée au potentiel de l'énergie hydraulique dont bénéficie alors la ville. Il y eut de nombreux moulins construits à Mulhouse. La première mention écrite de la ville de Mulhouse date de l'an 803 lorsqu'un certain Achito fit don de propriétés, dont Mulinhuson (« les maisons du ou des moulin(s) »), au monastère de Fulda. La ville se trouva sous l'autorité du Saint-Empire romain germanique dès 962, date de sa création. Des traces archéologiques de sépultures et de lieux cultuels sont attestées pour cette période, juste avant l'An mille. La ville se développa à partir de deux noyaux dont l'un appartenait aux évêques de Strasbourg et l'autre à la famille Hohenstaufen. L'abbaye de Saint-Étienne du village de Mulenhusen fut cédée aux évêques de Strasbourg en l'an 1005. Les évêques eurent alors un pied dans la ville, ce qui alimenta les rivalités avec les empereurs au sujet du contrôle de la cité. Au début du XIIe siècle, Mulhouse était déjà une cité importante et structurée. Les Mulhousiens profitèrent des luttes entre l'Empire et l'évêché au XIIe siècle pour affermir leur autonomie. Dans les rivalités entre les empereurs et les évêques, Mulhouse prit le parti des empereurs. Frédéric II fortifia la cité vers 1223 pour lui permettre de faire face aux attaques répétées. Mulhouse change à plusieurs fois de mains, subissant successivement l'oppression des évêques et l'octroi de libertés par l'empereur qui voyait en elle un allié de poids. Cette période trouble correspond au Grand Interrègne. Se sentant menacées par les évêques en 1261, les villes alsaciennes soutinrent Rodolphe de Habsbourg. Les Mulhousiens, alors sous le joug de l'évêque de Strasbourg, ouvrirent les portes de la cité à Rodolphe et entamèrent le siège du château épiscopal. Le siège dura trois mois ; les Mulhousiens prirent alors possession du château, l'incendièrent avant de le raser ; il n'en reste que la tour Nessel et la tour du Diable. Avec l'aide de Rodolphe, les Mulhousiens venaient de s'affranchir définitivement de la tutelle des évêques.

Politique et administration

La commune se trouve dans l'arrondissement de Mulhouse du département du Haut-Rhin. La salle du Conseil de l'hôtel de ville contient sur son mur principal un vaste tableau représentant les armoiries de tous les bourgmestres et maires qui se sont succédé à la tête de la Stadtrepublik, de la commune de Mulhausen puis de la commune de Mulhouse, depuis 1347. Jean de Dornach (1347-1355), de son nom complet Hans Guterolf Von Dornach, a été le premier bourgmestre de la république de Mulhouse. Jacques Koechlin (1776-1834), fut maire de Mulhouse en 1814 et reconduit pendant les Cent-Jours, il démissionna à la Seconde Restauration mais fut reconduit à ce poste entre 1819 et 1820. Ce fut un des principaux leaders de la gauche libérale française. Carl Hack (1846-1905) haut-fonctionnaire de l'administration allemande d'Alsace-Lorraine. Il fut désigné maire professionnel de la ville en 1887 et le resta jusqu'en 1901. Il fut très actif pour le développement urbain de Mulhouse. Depuis 2019, une rue dans le quartier de la gare porte son nom. Auguste Wicky (1925-1940 et 1944-1947, SFIO). Il entre au conseil municipal en 1904. Il devient le 1er maire socialiste de la ville. Il fut aussi conseiller général et adjoint au maire. Émile Muller (1956-1981, UDF-PSD). Anciennement ouvrier typographe, il fut directeur de l'imprimerie du périodique socialiste de Mulhouse Le Républicain alsacien de 1952 à 1957. Il s'engage en politique en devenant militant de la Section française de l'internationale ouvrière (SFIO), dont il sera membre du comité directeur de 1954 à 1956. Il quitte la SFIO en 1970, qui deviendra le Parti socialiste (PS), pour protester contre son alliance avec le Parti communiste français. Il fonde alors, avec l'ancien communiste Auguste Lecœur le mouvement Parti de la démocratie socialiste (PDS) en 1970. Le PDS participe au Mouvement réformateur en 1972. Il est fondateur et vice-président du Mouvement démocrate socialiste de France (MDSF) en décembre 1973. Il est candidat aux élections présidentielles de 1974 sous l'égide du PDS , obtient 176279 voix sot 0.69 % des suffrages exprimés. Il fut conseiller général, adjoint au maire, député. Il entre au conseil municipal en 1945. Il est élu maire le 8 octobre 1956. Il quitte ses fonctions le 12 janvier 1981. Joseph Klifa (1981-1989, UDF-PSD). Né le 26 juillet 1931 à Mascara (Algérie) et décédé le 14 juin 2009 à Mulhouse. Élu au conseil municipal en 1965 sur la liste SFIO d'Émile Muller. En 1971, il devient conseiller municipal délégué. En 1973, il devient adjoint et il est aussi nommé conseiller régional. Il est député de 1986 à 1988 et 1993 à 1997. Aux élections municipales de 1989, il est battu par Bockel. Il tente de reprendre la mairie en 1995 mais il échoue et sa liste fusionne avec celle de Bockel au 2d tour. Président du Football Club de Mulhouse de 2004 à 2008. Jean-Marie Bockel (1989-2010, LGM). Avocat. Il est né le 22 juin 1950 à Strasbourg. Ancien membre du Parti socialiste, il a créé son propre parti en 2007, La Gauche moderne, qui n'était auparavant qu'un courant du PS. Secrétaire d'État auprès du ministre du commerce de 1984 à 1986, puis ministre du commerce lui-même en 1986, dans le gouvernement Fabius. Conseiller municipal de 1983 à 2020, il est élu maire de Mulhouse en 1989, plusieurs fois député du Haut-Rhin (1981-1984, 1986-1993, 1997-2002) et sénateur du Haut-Rhin (2004-2007, 2010-). Du 19 juin 2007 au 13 novembre 2010, il occupa successivement trois postes de secrétaire d'État dans le gouvernement Fillon II : à la Coopération et la Francophonie puis à la Défense et aux Anciens combattants et enfin, secrétaire d'État auprès de la ministre de la Justice et des Libertés. Il quitte son poste de maire le 10 mai 2010. Il a aussi été conseiller général (1982-1989, 1994-1997). Il a été président de Mulhouse Alsace Agglomération (2010-2017). Jean Rottner (2010-2017, UMP). Médecin. Il est né le 28 janvier 1967 à Mulhouse. Il entre au conseil municipal en 2008 et il est nommé 1er adjoint. Le 17 mai 2010, il est élu maire de Mulhouse par 37 voix sur 55. Il quitte son poste de maire le 20 octobre 2017 pour devenir président du Conseil régional du Grand Est dont-il était jusqu'à présent 3e vice-président (délégué à la Compétitivité des territoires et au Numérique) et président du groupe majoritaire. Il est ensuite nommé 1er adjoint le 3 novembre 2017. Michèle Lutz (depuis 2017, LR). Coiffeuse. Elle est née à Mulhouse le 15 novembre 1958. Élue au conseil municipal en 2014, nommée en mars 2014 1re adjointe chargée du Développement économique local et à l'Attractivité et l'Innovation des territoires. Elle est aussi première vice-présidente de Mulhouse Alsace Agglomération (M2A) chargée de l’Enseignement, des Nouvelles économies émergentes, de l’Emploi et de la Formation, depuis janvier 2017. Maire par intérim du 20 octobre au 3 novembre 2017, elle est élue maire le 3 novembre 2017 par 43 voix sur 49 votants (6 votes blancs). Il s'agit de la 1re femme maire de Mulhouse. Peu de temps avant son élection, elle adhère à LR. Cette section est consacrée aux finances locales de Mulhouse de 2000 à 2015. Pour l'exercice 2015, le compte administratif du budget municipal de Mulhouse s'établit à 287 305 000 € en dépenses et 294 997 000 € en recettes : les dépenses se répartissent en 170 082 000 € de charges de fonctionnement et 117 223 000 € d'emplois d'investissement ; les recettes proviennent des 182 700 000 € de produits de fonctionnement et de 112 297 000 € de ressources d'investissement.En 2015, la section de fonctionnement se répartit en 170 082 000 € de charges (1 512 € par habitant) pour 182 700 000 € de produits (1 624 € par habitant), soit un solde de la section de fonctionnement de 12 618 000 € (112 € par habitant), : le principal pôle de dépenses de fonctionnement est celui des charges de personnels pour une valeur totale de 76 049 000 € (45 %), soit 676 €par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio augmente de façon continue de 627 € à 676 € par habitant. Viennent ensuite les groupes des achats et charges externes pour 15 %, des charges financières pour 15 %, des subventions versées pour 7 % et finalement celui des contingents pour 7 % ; la plus grande part des recettes est constituée des impôts locaux pour une valeur totale de 53 613 000 € (29 %), soit 476 €par habitant, ratio inférieur de 23 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (621 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 416 € par habitant en 2011 et un maximum de 476 € par habitant en 2015. Viennent ensuite de la dotation globale de fonctionnement (DGF) pour 23 % et des autres impôts pour 15 %.La dotation globale de fonctionnement est quasiment égale à celle versée en 2014. Les taux des taxes ci-dessous sont votés par la municipalité de Mulhouse. Ils n'ont pas varié par rapport à 2014 : taxe d'habitation 20,67 % ; taxe foncière sur le bâti 26,24 % ; non bâti 106,14 %. Cette section détaille les investissements réalisés par la commune de Mulhouse. Les emplois d'investissement en 2015 comprenaient par ordre d'importance : des dépenses d'équipement pour une somme de 66 474 000 € (57 %), soit 591 € par habitant, ratio supérieur de 103 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (291 € par habitant). Pour la période allant de 2011 à 2015, ce ratio fluctue et présente un minimum de 362 € par habitant en 2014 et un maximum de 662 € par habitant en 2012 ; des remboursements d'emprunts pour une valeur totale de 17 185 000 € (15 %), soit 153 € par habitant, ratio supérieur de 35 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (113 € par habitant).Les ressources en investissement de Mulhouse se répartissent principalement en : nouvelles dettes pour une somme de 57 337 000 € (51 %), soit 510 € par habitant, ratio supérieur de 336 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (117 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio fluctue et présente un minimum de 150 € par habitant en 2012 et un maximum de 510 € par habitant en 2015 ; subventions reçues pour 7 091 000 € (6 %), soit 63 € par habitant, ratio supérieur de 24 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (51 € par habitant).L'endettement de Mulhouse au 31 décembre 2015 peut s'évaluer à partir de trois critères : l'encours de la dette, l'annuité de la dette et sa capacité de désendettement : l'encours de la dette pour 211 801 000 €, soit 1 882 € par habitant, ratio supérieur de 58 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (1 191 € par habitant). En partant de 2011 et jusqu'à 2015, ce ratio augmente de façon continue de 1 308 € à 1 882 € par habitant ; l'annuité de la dette pour une valeur de 23 114 000 €, soit 205 € par habitant, ratio supérieur de 42 % à la valeur moyenne pour les communes de la même strate (144 € par habitant). Sur les 5 dernières années, ce ratio augmente de façon continue de 153 € à 205 € par habitant ; la capacité d'autofinancement (CAF) pour une somme de 17 901 000 €, soit 159 €par habitant, ratio voisin de la valeur moyenne de la strate. Depuis 5 ans, ce ratio fluctue et présente un minimum de 143 € par habitant en 2014 et un maximum de 196 € par habitant en 2011. La capacité de désendettement est d'environ 11 années en 2015. Sur une période de 16 années, ce ratio présente un minimum d'environ 5 années en 2001 et un maximum en 2015.La courbe suivante présente l'évolution du nombre d'années pour rembourser la dette en fonction de la CAF. Mulhouse a reçu le Prix Territoria en 2008,, qui récompense les réalisations les plus innovantes en matière de collectivité locale. Ce prix est décerné par l'Observatoire national de l’innovation publique et récompense l'engagement de la cité avec sa jumelle Chemnitz.

Équipements et services publics

Mulhouse dispose de plusieurs établissements hospitaliers : le Centre Hospitalier de Mulhouse (CHM) disposant de 1 668 places, ; la clinique du Diaconat (212 places) ; la clinique Saint-Sauveur (180 places) ; le centre de réadaptation (503 places).Le groupe hospitalier de la région de Mulhouse et Sud-Alsace GHRMSA ayant en 2018 une capacité de 2 612 lits et places, dont : Médecine : 727Chirurgie : 255Gynéco-obstétrique : 107Psychiatrie : 159Moyen séjour : 310Long séjour : 244Hébergement : 810

Population et société

Vers 1836, la population de Mulhouse se compose d'un mélange d'Alsaciens, de Suisses, de Tyroliens, de Juifs et de « Français de l'intérieur ». Mulhouse est une ville très cosmopolite. En 2017, elle compte 28 085 immigrés dont 6 267 nés en Algérie, 4211 en Turquie et 3596 au Maroc. Par ailleurs, la population est particulièrement jeune puisque Mulhouse se place en deuxième position des villes de plus de 100 000 habitants les plus jeunes de France, avec 25,9 % de la population de moins de 20 ans contre 18,3 % à Paris par exemple. Les 15-29 ans sont la tranche d'âge la plus représentée dans la population mulhousienne. En 1999, 42,4 % des jeunes de moins de 18 ans étaient d'ascendance étrangère. Entre 1975 et 2015, la proportion des jeunes de moins de 18 ans d'origine extraeuropéenne ou vivant avec au moins un parent immigré d’origine extraeuropéenne est passée de 9 % à 46 %. En 2018, la part des propriétaires dans Mulhouse intra-muros est inférieure au reste de l'unité urbaine et encore inférieure à celle des pôles secondaires de la zone péri-urbaine qui sont typique de la banlieue pavillonnaire. Elle reste toutefois supérieure avec (33,6 %) à celle de la commune de Strasbourg (27,6 %) mais inférieure à Colmar (38 %) et assez proche de celle de Paris (33,2 %). Dans l'unité urbaine mulhousienne, la part des propriétaires (44,8 %) est supérieure à celle de l'unité urbaine strasbourgeoise (36,9 %) et égale à l'agglomération colmarienne (44,8 %). L'écart entre la part des propriétaires dans la ville-centre et celle de l'ensemble de l'AAV est moindre que pour Strasbourg mais est similaire à Colmar. En 2018, la population de Mulhouse intra muros se caractérise également par une inégalité forte d'un point de vue de la formation. En effet elle possède à la fois un taux de diplômés supérieurs à bac+2 plus important par rapport à la moyenne de l'agglomération tout en ayant paradoxalement un taux de non-diplômés qui est également largement supérieur. Avant la révolution industrielle, la majorité des emplois occupés étaient des emplois agricoles puis, à partir de 1746 jusque dans les années 1980, l'industrie occupa une place prépondérante. La crise industrielle laissa place progressivement à des emplois dans le secteur tertiaire qui représente aujourd'hui 85 % des emplois mulhousiens. Cette tertiarisation du travail est supérieure à la moyenne de l'unité urbaine. Le pôle secondaire de Wittenheim, ancienne ville minière est assez est très ressemblant à ce passage du secteur secondaire au tertiaire. En 2018, les ménages mulhousiens sont principalement composées de couples avec enfants, on retrouve la même tendance dans le reste de l'agglomération. Depuis du X° siècle, le site de l'actuel temple Saint-Étienne, est occupé par un lieu de culte. La ville médiévale comporte de nombreuses églises et chapelles liées quelquefois à des ordres religieux : ordre de Saint-Jean de Jérusalem , Franciscains etc. Une synagogue semble attester la présence d'une communauté juive intra-muros. L'évêque de Strasbourg possède des biens dans la ville mais Mulhouse comme le reste de la Haute-Alsace fait partie du diocèse de Bâle. Vers 1520, Mulhouse, alors ville libre et alliée à des cantons suisses, passe au culte réformé de type zwinglien (comme la proche Bâle). Le catholicisme fut proscrit. Mulhouse et sa dépendance Illzach devinrent une « île » Réformée dans le Sud de l'Alsace demeuré catholique. Le judaïsme était aussi interdit mais de nombreuses communautés existaient dans des villages proches : Zillisheim, Rixheim, etc. Ceci prit fin en 1798 avec la réunion de la République de Mulhouse à la France révolutionnaire. À ce moment-là, la situation religieuse devint commune et tous les cultes furent admis à Mulhouse, le concordat de 1801 s'appliquant. Au XIXe siècle, le développement démographique croissant de la ville et de sa population ouvrière, essentiellement catholique, fit que les protestants qui composaient la base sociale des grands « capitaines d'industries » devinrent très minoritaires. De nombreux lieux de culte, surtout catholiques (Saint-Étienne…), furent construits voire reconstruits, comme le temple Saint-Étienne, qui sera le plus haut clocher (97 m) d'un lieu de culte protestant en France. Cette activité « bâtisseuse », à laquelle il faut rajouter la synagogue, fut essentiellement réalisée par l'architecte Jean-Baptiste Schacre au courant du Second Empire. La période allemande (1871-1918) amena encore quelques constructions religieuses, dont des lieux de culte luthériens inédits jusque-là. Vers 1885/90, le clergé, par des prêtres comme Cetty ou Winterer, fut la cheville ouvrière, en opposition au SPD en expansion et dans la foulée du pape Léon XIII, qui créa toute une sociabilité autour des paroisses, avec chorales, clubs variés (les « Bangalas »), ainsi qu'un système bancaire mutualiste. Vers 1900, la répartition par confession était ainsi établie : Catholiques 67.8 %, Protestants 19.8 %, Juifs 2.5 % . Le reste de la population soit 10 % se déclare non croyante ou est affiliée à une autre religion. Le concordat de 1801 avait été maintenu au temps du Kaiser et, après le retour à la France en 1918 et une tentative du « cartel des gauches » en 1924 pour introduire en Alsace-Lorraine la loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, il resta en vigueur et le reste encore de nos jours grâce au droit local en Alsace et en Moselle. Jusqu'au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la presque totalité des Mulhousiens qui étaient croyants appartenait aux quatre cultes concordataires : catholique, protestants des deux branches et judaïsme. De grands changements allaient intervenir à partir de cette période. D'abord le lent déclin de la pratique religieuse et la sécularisation de la société. Ensuite la venue par l'immigration de personnes aux croyances nouvelles, essentiellement l'islam, mais aussi le bouddhisme, l'orthodoxie, etc. À l'intérieur des cultes « établis » se produisirent aussi des changements : Vatican II, l'œcuménisme, la quasi-fusion des courants protestants (EPCAAL, EPRAL) et un apport important de Séfarades dans une communauté juive totalement ashkénaze jusqu'à la Shoah. La langue allemande resta longtemps la langue vernaculaire des cultes chrétiens : prêches, chants etc. Si aujourd'hui, on peut encore entendre l'un ou l'autre texte en allemand, c'est le français qui l'a presque totalement supplanté. De nos jours, le paysage religieux est donc très varié à Mulhouse. Le christianisme dans ses différentes confessions est majoritaire mais plus seul comme il y a encore un demi-siècle. Une minorité importante de musulmans compose désormais la population de la ville. C'est seulement depuis les années 1990 que l'islam dispose de « vraies » mosquées. Il faudrait plutôt parler d'islam(s) car l'origine des personnes est éclatée entre Afrique du Nord, Turquie, etc. Autre phénomène religieux récent, le développement des « Églises évangéliques », comme l'Église Porte ouverte chrétienne, affiliée à la Fédération des Églises du plein évangile en francophonie, et fondée en 1966. La présence musulmane dans la ville de Mulhouse est très ancienne et date de bien avant la grande vague d'immigration des années 1970. Elle remonte en réalité à plus d'un siècle. La crise économique qui sévissait en Alsace à cette époque avait poussé un nombre important de familles à aller s'installer en Afrique du Nord, ils furent à l'origine de liens entre les deux régions. Aussi, de nombreux soldats musulmans d'origine maghrébine ont combattu et sont morts en Alsace en 1870 ainsi que lors des deux guerres mondiales, contribuant ainsi à la libération de l'Alsace et de la France. La présence des tombeaux de ces soldats musulmans en Alsace est le témoin effectif de la présence musulmane et de cette participation efficace (comme le rappelle un dessin de Hansi représentant un couple de petits Alsaciens recueillis devant la tombe d'un soldat arabe). Après la Seconde Guerre mondiale, sa position géographique, son développement économique et politique font de l'Alsace une région attractive, un lieu de passage. Mulhouse est alors une grande ville industrielle européenne et de fait un grand pourvoyeur de main-d'œuvre. La ville de Mulhouse décide d’entamer un énorme projet de reconstruction urbaine. La municipalité entreprend la construction d’un nombre important de logements entre les années 1950 et 1970, ceci afin d’accueillir les nouveaux habitants de Mulhouse arrivés pour combler le vide de main-d’œuvre dans l'industrie nationale. La plupart de ces nouveaux venus étaient des musulmans originaires d'Afrique du Nord. Les musulmans installés en Alsace s’organisent très tôt. En 1957, un carré musulman est créé dans le cimetière central de Mulhouse avec 179 concessions. En 1971, avec le soutien des responsables de la paroisse Jeanne d'Arc, ils ouvrent la première salle de prière leur permettant de pratiquer leur culte, dans les locaux même de l'église catholique.

Économie

Mulhouse est le deuxième pôle économique d'Alsace après Strasbourg. L'usine PSA Peugeot-Citroën située à Sausheim, dans la banlieue de Mulhouse, est le premier employeur de la région.

Culture locale et patrimoine

D'un point de vue architectural, Mulhouse est une ville qui détonne dans le reste de l'Alsace, cela est lié en partie à sa rapide croissance urbaine dû à sa trajectoire de ville champignon industrielle. Dans la vieille ville, les maisons aux murs peints, ornés de fresques, avec des façades crépies alors que le « traditionnel » colombage alsacien bien qu'utilisé est rarement apparent. Ailleurs, les espaces usiniers avec les quartiers ouvriers attenant, les manoirs et les maisons de villes bourgeoises marquent l'image urbaine. Le style architectural particulier du centre historique provient de l'histoire marquée par son statut politique et ses liens avec les cités suisses. Ensuite, avec la croissance urbaine extrêmement rapide au XIXe siècle qui fait passer la ville du statut de bourg à celui de ville importante en quelques décennies seulement, eut raison de nombreux édifices médiévaux. Le XIXe siècle marque l'âge d'or de la cité. Les anciennes douves furent voûtées tel le passage du Théâtre et les fortifications abattues. Le Nouveau Quartier fut construit avec ses maisons à arcades de style Empire, où toutes les rues convergent vers la place de la République. La cité-jardin (quartier de la Cité) fut bâtie selon un plan hippodamien. Les maisons de maître se développèrent sur la colline du Rebberg. Mais la guerre de 1870 et l'annexion allemande freinent un court moment le rayonnement de Mulhouse. L'époque allemande est marquée par une volonté d'urbanisme plus rationnel, la construction de nombreux édifices publics et la création de réseaux modernes (eau, tramway, électricité…) cela sous l'ère de l'empereur Guillaume II. À partir de 1904, le Nord de l'agglomération se lance dans l'aventure de la potasse, des dizaines de quartiers sortent de terre et forment de vastes cités minières. Les conflits mondiaux qui ont émaillé le XXe siècle ont également apporté leur lot de destructions en frappant lourdement certains secteurs de la cité. Mulhouse conserve toutefois un patrimoine industriel unique et diversifié, c'est la 8e ville de France pour la fréquentation de ses musées, grâce notamment à ses musées techniques dont plusieurs sont d'envergure mondiale. Mulhouse compte 17 bâtiments inscrits ou classés au titre des monuments historiques Le Mannala (littéralement petit homme) est une sorte de petit pain au lait en forme de petit bonhomme élaboré à l'origine pour la Saint-Nicolas et servi avec un chocolat chaud. Comme plusieurs de celles citées à la suite, il s'agit de spécialités alsaciennes dont la dénomination change ailleurs, plus ou moins légèrement, selon la forme locale du dialecte. Le Schnackala (littéralement petit escargot), en forme de S aux bouts spiralés, a la même recette que le Mannala. Il est l'indispensable compagnon de goûter à la Saint-Nicolas. Le Fleischschnacka (littéralement escargot de viande) est un enroulement de pâte à nouilles et de viande hachée (souvent les restes du pot-au-feu) cuite dans un fond de bouillon et qui a la forme d'un escargot, d'où son nom. Le Sürlawerla (littéralement petit foie aigre) est une tranche de foie de veau sautée et nappée d'un sauce à base d'échalote et de vin rouge. Les Lawerknäpfla sont des quenelles de foie. La Moricette (il s'agit d'une marque commerciale) est une sorte de petit pain salé inspiré du bretzel, souvent proposé fourré, à la manière d'un sandwich, avec de multiples ingrédients (jambon, saumon fumé, fromage : un produit de snacking). Maintenant assez populaire dans tout le Grand Est, la Moricette a été inventée vers 1973 par un boulanger originaire de Condrieu, Paul Poulaillon, venu s'installer très jeune en Alsace (l'entreprise familiale développée à Morschwiller-le-Bas, dont le siège est maintenant à Wittelsheim, avait implanté son premier point de vente du centre de Mulhouse en 1982 ; le groupe actuel, qui possède un autre site de fabrication, est introduit en bourse depuis 2015 et aspire à un développement national). Le Melfor est un vinaigre aromatisé au miel et aux plantes utilisé comme condiment pour assaisonner salades et crudités. Conçu par la société Higy, à Mulhouse, il est longtemps resté cantonné aux frontières de l'Alsace-Moselle, mais se trouve maintenant assez facilement dans toute la France. Les Schankala (littéralement petite cuisse), de forme oblongue, et les Scharwa (littéralement bris de verre), de forme anguleuse, sont des petits beignets sucrés consommés pendant la période du Carnaval.

Annexes

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